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Les femmes francophones des trois territoires continuent de faire face à des obstacles majeurs dans l’exercice de leur leadership, selon un rapport réalisé conjointement par Les Essentielles du Yukon, la Fédération franco-ténoise et l’Association des francophones du Nunavut.
Les données sont extrêmement manquantes dans les communautés du Nord, encore plus dans la francophonie, affirme la coordonnatrice des projets en égalité des genres pour Les Essentielles, Charlie-Rose Pelletier. L’organisme œuvre à l’amélioration de la qualité de vie des Franco-Yukonnaises.
Selon elle, les données recueillies permettront d’adapter l’accompagnement offert et de créer des outils pour les organismes francophones.
L’objectif est d’améliorer les milieux de travail et les conditions de leadership, surtout en ce qui a trait aux principes EDIA, c’est-à-dire d’équité, de diversité, d’inclusion et d’accessibilité, poursuit Charlie-Rose Pelletier.
Réalités distinctes et points communs
La recherche, qui a débuté en 2024, repose sur une revue de littérature et une démarche participative. Plus d’une centaine de femmes et une quinzaine d’organisations francophones ont participé dans les trois territoires.
Les résultats exposent des réalités distinctes.
Par exemple, les Franco-Yukonnaises sont surreprésentées dans les rôles de leadership et ont des profils assez homogènes, cisgenres et blancs, selon les auteurs du rapport. Ils notent des profils plus diversifiés dans les deux autres territoires, mais un manque de représentation des jeunes aux Territoires du Nord-Ouest et peu de femmes sur les conseils d’administration au Nunavut.
Le rapport souligne aussi que le leadership est freiné par des défis propres au Nord.
L’isolement géographique, la crise du logement et le coût de la vie poussent notamment certaines femmes à quitter le Nord.
La conciliation travail-famille reste aussi un défi central, exacerbée par un accès limité aux services de garde et un manque d’effectifs.
Lourde charge mentale
C’est la charge mentale de certaines femmes qui a le plus marqué Charlie-Rose Pelletier, malgré qu’elle se dise très consciente de cette réalité.
Il manque des ressources dans nos communautés. Le revers, c’est le phénomène "toujours les mêmes" (TLM) et qu’une même personne porte plein de chapeaux.
La charge mentale peut mener à l’épuisement et limiter l’arrivée de sang neuf et de nouvelles idées, note le rapport.

L'implication d'Angélique Bernard dans sa communauté et son dévouement envers les francophones ont été reconnus à maintes reprises.
Photo : Fournie par Angélique Bernard
TLM, il y a même un acronyme pour ça!, dit en riant Angélique Bernard, ancienne commissaire du Yukon et bénévole très impliquée dans sa communauté. C’est une réalité, ici, que des gens siègent à plusieurs conseils d’administration en même temps.
L’engagement communautaire d’Angélique Bernard et son apport à la francophonie ont été salués à plusieurs reprises. Elle a notamment reçu l’an dernier le Prix engagement exceptionnel de l’Association franco-yukonnaise.
Elle-même déjà confrontée à cette charge mentale. Elle dit puiser son énergie dans son attitude positive et la satisfaction de servir sa communauté.
Mme Bernard, première employée des Essentielles en 1996, fait des contrats ponctuels pour l’organisme. Elle a participé aux consultations et à la révision du rapport.
Plus de soutien, plus d'entraide
Dans l’ensemble des territoires, le rapport fait état d'un besoin urgent de programmes de mentorat ainsi que de formations continues pour maintenir en poste des femmes francophones et éviter de fragiliser les organismes.
Il recommande, entre autres, de renforcer les réseaux entre les territoires pour briser l’isolement, faciliter la conciliation travail-vie personnelle et réduire les obstacles propres au Nord.
Les Essentielles du Yukon, la Fédération franco-ténoise et l’Association des francophones du Nunavut travaillent ainsi à mettre en place une table de concertation.
Ça va nous permettre d’avoir un poids politique plus important qu’en ce moment, affirme Charlie-Rose Pelletier. De quoi faire des revendications auprès des gouvernements.
La table de concertation pourrait voir le jour en mai, sous réserve de l’obtention de financement, et d’autres organismes pourraient être invités à se joindre éventuellement.
Selon Angélique Bernard, l’éloignement réduit les occasions de réseautage des femmes dans le Nord, et cette table aidera.
C’est important de montrer aux femmes qu’on n’est pas toute seule dans ce qu’on vit, pour partager ce qui nous rassemble et ce qui nous différencie et apprendre des autres.
Et pour celles qui croient qu’il faut être PDG pour se considérer leader, ce n’est pas le cas. Le rapport note que ces rôles sont parfois mal compris.
Angélique Bernard le résume simplement : Dès que tu t’engages dans ta communauté, que tu apportes tes idées et ton énergie, tu es une leader.
Elle qualifie ce leadership de silencieux, mais qui peut faire une grande différence.


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