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Le psychologue Richard Ouellette, à Edmundston, ne peut plus exercer sa profession dans la province pour au moins un an en raison de manquements qui ont créé un risque psychologique pour deux enfants, selon le Collège des psychologues du Nouveau-Brunswick.
Les enfants étaient respectivement âgés de 5 et 7 ans au moment des faits et il s’agissait d’une situation familiale à hauts conflits, explique le Collège.
Le comité du Collège en matière de discipline a tenu des audiences en décembre 2025 sur une plainte portée par la mère des enfants. Il a déterminé que M. Ouellette a fait preuve 14 fois d’incompétence et de manque de jugement.
Dans sa décision datée du 3 juin, le comité a ordonné que l’immatriculation de Richard Ouellette, sa licence et son statut de membre du Collège soient révoqués. M. Ouellette pourra toutefois faire une demande de réintégration dans un an. Il doit aussi payer au Collège une amende de 1500 $ et des frais de 4000 $.
Richard Ouellette a refusé de faire tout commentaire au sujet de la décision du Collège en répondant à une demande de CBC.
Il a exercé la psychologie clinique et judiciaire au Nouveau-Brunswick pendant 33 ans, indique le registraire du Collège, Jacques Richard.
Plusieurs manquements
Le comité disciplinaire du Collège a notamment conclu que Richard Ouellette a accordé plus d’importance à l’information fournie par le père des enfants et jugé que leur mère était moins crédible.
[Richard Ouellette] a manqué à son devoir de neutralité, d’objectivité et d’équité, un devoir qui est particulièrement important dans un contexte de séparation conflictuelle, peut-on lire dans la décision.
Un manquement à l’éthique professionnelle s’est fait remarquer devant la cour, selon le Collège.
[Richard Ouellette] a partagé son opinion relativement à la garde des enfants et à l’aliénation parentale lorsqu’il a témoigné devant la Cour, sans avoir observé la plaignante avec les enfants et après seulement deux rencontres en personne avec la plaignante.
Le mandat du membre n’était pas d’évaluer la garde; il n’avait pas obtenu suffisamment d’information pour arriver à cette conclusion.
Le Collège souligne aussi un manque de jugement professionnel lorsque M. Ouellette a demandé au père de communiquer de l’information à la mère au sujet des thérapies des enfants dans une situation familiale à hauts conflits.
Toujours selon le Collège, M. Ouellette a utilisé une terminologie inappropriée avec les enfants étant donné leur âge.
Il a démontré un manque de jugement clinique en concluant que ces enfants étaient assez âgés pour comprendre la nature du traitement, la nature de la situation et des raisons des interventions cliniques.
Il a aussi démontré de l’incompétence lorsqu’il n’a pas utilisé de tests ou méthodes typiques dans ses évaluations et s’est plutôt basé sur ses expériences et ses opinions, sans cadre méthodologique.
Jacques Richard ajoute que le Collège tiendra compte de cette sanction lors de toute décision sur une possible demande de réintégration de M. Ouellette l’année prochaine.
D’après un reportage de Savannah Awde de CBC


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