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La scène punk du Nord canadien a une nouvelle pièce d’anthologie. Lancée vendredi, la compilation The Sound of Northcore rassemble 30 pièces créées de 1995 à 2025, par des groupes des Territoires du Nord-Ouest.
À l’origine du projet, Tyler WhiteKeyes, du groupe Party Crashers, avait pour objectif de graver dans l’histoire les 30 pièces de la compilation sur un disque compact et sur la plateforme Bandcamp, un clin d'œil à une époque révolue.
La compilation constitue surtout un document d’archives. Dans le Nord, le public consomme surtout la musique en concert, et moins sur albums. Je voulais rendre ces pièces accessibles à tous et les inscrire dans l’histoire, en espérant qu’on ne les oublie pas, dit le mélomane.

Vue d'arrière-scène du groupe Gnarwal en mai 2025 à l'aréna de Yellowknife. Pour sa première édition, le festival Steadily Heavily, organisé par Tyler WhiteKeyes, rassemblait neuf groupes, dont cinq formations des Territoires du Nord-Ouest.
Photo : Radio-Canada / Thomas Ethier
La scène punk, heavy et alternative, comme le décrit le musicien, a connu différents mouvements depuis 1995.
Cette année charnière, qui aurait vu naître la scène marginale de Yellowknife, est immortalisée sur la compilation par la pièce Ode to the Big Cheesies, du groupe culte Small Town Rhino.
Les premiers accords
Le musicien Mike Bryant a fondé Small Town Rhino en 1994 à Yellowknife, avec ses acolytes Marc Lacharité et Dave Milligan. Le groupe a eu un certain succès à travers le pays dans les années qui ont suivi.

De gauche à droite : Dave Milligan, Mike Bryant and Marc Lâcharité, du groupe Small Town Rhino. La pièce Ode to the Big Cheesies se retrouve sur la compilation Steadily Deadly - 30 Years of Northcore 1995-2025.
Photo : Fournie par Mike Bryant
Selon M. Bryant, il n’y avait tout simplement pas de scène alternative aux T.N.-O. à l’époque. Il n’y avait pas d’influence extérieure, pas de pression. C’était un canevas vierge, tout était à créer. Il y avait tellement d’originalité ici, raconte-t-il.
Yellowknife était alors relativement isolée du reste du pays, la capitale ténoise n’étant atteignable à l’époque que par traversier ou par un pont de glace en hiver.
Selon le musicien, Small Town Rhino serait possiblement le premier groupe du territoire à avoir joué des compositions originales sur scènes, tous styles confondus.
Leur premier concert en salle leur a d’ailleurs été accordé à reculons.
Le propriétaire n’était pas friand de musique punk. Il nous trouvait bizarres avec nos cheveux longs et notre musique assourdissante. Il a finalement accepté de nous laisser jouer un lundi soir. La salle était pleine à craquer, se souvient M Bryant.
L’âge d’or
Malgré une popularité montante du style chez les jeunes ténois, peu d’espaces s’offraient aux adolescents de la capitale qui voulaient former leur groupe.

L'affiche d'un concert organisé en 2010 à Yellowknife.
Photo : Fournie par Tyler WhiteKeyes
La mélomane Shawn McCann, a décidé d'offrir cet espace aux jeunes en organisant les évènements Rock the Folks, de 1999 à 2009.
C’était un problème à Yellowknife, et je crois d’ailleurs que c’est toujours le cas. Il coûtait cher de louer une salle, tous n’avaient pas accès à un garage, et il était très difficile pour un jeune de se produire sur scène avant d'atteindre l’âge requis pour fréquenter les salles.
En parallèle, plusieurs groupes ont commencé à éclore dans des garages de la ville.
Tyler WhiteKeyes a lui-même été initié au genre dans l’un de ces concerts clandestins. J’avais 15 ans, il y avait une trentaine de personnes, et c’était le plus beau jour de ma vie. J’ai su tout de suite que je voulais m’impliquer sur cette scène, affirme-t-il.
Un nouveau souffle
Actuellement actif sur la scène des T.N.-O., l’artiste pop punk Brenden McIntosh avait 14 ans, en 2007, lorsqu’il s’est lancé dans ce qu’il décrit comme la seconde vague de la scène punk de Yellowknife.

À la guitare, le musicien pop punk Brenden MacIntosh a commencé à jouer de la musique à 14 ans, et créé son premier groupe, Don't Call me Shirley, en 2009. C'est le groupe Blink 182 qui aurait fait naître cette passion qu'il transmet toujours sur scène.
Photo : Fournie par Tyler WhiteKeyes
C’étaient les plus belles années de ma vie. Je croyais que cette communauté de groupes punk rock n’allait jamais s’éteindre à Yellowknife, se rappelle-t-il.
L’engouement s’est finalement estompé vers 2010, pour laisser place à des groupes moins bruyants, moins rebelles et moins punk rock, selon le musicien.
Puis vers 2020, en pleine COVID-19, un nouveau souffle aurait gagné le territoire.
Des groupes ont commencé à apparaître à ce moment-là, puis ça n’a pas arrêté. Aujourd’hui, nous avons une scène assez importante, je suis très heureux de cette bouffée d’air frais, se réjouit l’artiste qui a lancé son premier album en 2024.
Pour l'heure, Tyler WhiteKeyes laisse pressentir une deuxième édition du festival punk Steadily Deadly, qui pourrait avoir lieu à l'été 2026. La première édition avait rassemblé neuf groupes en mai 2025, dont cinq formations des Territoires du Nord-Ouest.


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