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Roland-Garros : Chwalinska peut-elle vivre le même conte de fées que Swiatek en 2020 ?

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Maja Chwalinska.

Maja Chwalinska. Icon Sport / Icon Sport

LA QUESTION DU JOUR - L’inattendue Polonaise, 114e mondiale, issue des qualifications, rejoindra-t-elle sa compatriote au palmarès à Paris ?

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NON En 2020, lors du premier de ses quatre titres à Paris, Iga Swiatek s’inscrivait comme la joueuse la plus mal classée (54e) titrée à Roland-Garros. La Polonaise laissait flotter le souvenir de Gustavo Kuerten (66e en 1997, l’année de son premier titre). Six ans plus tard, sur un nuage, Maja Chwalinska enchaîne les performances et prolonge la belle histoire polonaise. Après la Belge Elise Mertens (n°23) au 2e tour, la Grecque Maria Sakkari au 3e tour, la Française Diane Parry en 8es de finale, elle a écarté 7-6 (7/3), 6-3 la Russe Anna Lalinskaya (n°22) pour devenir la première joueuse issue des qualifications depuis l’Argentine Nadia Podoroska en 2020, à rejoindre le dernier carré à Roland-Garros.

Les journées se suivent et se ressemblent par leur caractère imprévisible. Le tournoi actuel, dans le tableau féminin (comme masculin) interdit les pronostics. Insaisissable, ce Roland-Garros dégage un charme fou. Une seule joueuse du Top 10 (Mirra Andreeva) figure en demi-finales du tableau féminin. Portée par un jeu classique, subtil, fait de variété, de cassures de rythme, Maja Chwalinska (114e mondiale ; 1,64m, un centimètre de plus que l’Italienne Jasmine Paolini) fait déjouer ses rivales qui, surprises, manquent de patience, de repères, multiplient les fautes (47 fautes directes pour Kalinskaya, quand Sakkari en avait commis 43, Mertens 41 et Parry 38, ). Une telle répétition ne peut pas être le fruit du hasard. C’est celui d’une méthode perturbante. Diablement efficace.

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Maja Chwalinska a vécu ses premières années sur les courts avec Iga Swiatek (elles se connaissent depuis leurs 10 ans, ont disputé la finale du double du tournoi juniors de l’Open d’Australie en 2017, partagé des rencontres de Fed Cup), avant de souffrir de dépression et de s’écarter du tennis. Elle a retrouvé le goût du jeu et sa folle campagne est l’occasion de rappeler qu’en Pologne le tennis ne se limite pas à Iga Swiatek qui éprouve en ce moment des difficultés à retrouver son jeu et à dompter ses nerfs.

Pour la première fois depuis l’US Open 2021 (Daniil Medvedev et Emma Raducanu, la Britannique était également sortie des qualifications à New York), un tournoi du Grand Chelem va couronner deux lauréats inédits. La Polonaise a ses chances. Mais… la fatigue et le poids de la nouveauté (elle ne comptait que 4 matchs en Grand Chelem avant Roland-Garros) vont venir frapper à sa porte. La Russe Diana Shnaider (gauchère également) vivra aussi sa première demi-finale majeure mais elle a connu un tournoi plus calme. La scène va soudain devenir plus grande, la balle plus lourde. Les dernières marches sont les plus hautes. A priori trop hautes pour l’inattendue Maja Chwalinska. Mais ce tournoi est tellement imprévisible…

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