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Durant plus d’un mois, le Canada, les États-Unis et le Mexique vont accueillir 48 équipes nationales et des milliers de partisans pour la Coupe du monde de soccer de la FIFA, qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet. Aperçu de l’événement en six graphiques.
Quelles équipes participeront ?
En tout, 48 sélections prendront part à la compétition cette année. Elles sont réparties entre 12 groupes lors du premier tour. C’est la première édition à accueillir autant d’équipes : la dernière Coupe du monde, tenue au Qatar en 2022, en réunissait 32. Le tout premier match, qui aura lieu le 11 juin à Mexico, opposera le Mexique à l’Afrique du Sud.
Le tournoi se déroule sur six tours : une phase de groupes qui durera jusqu’au 27 juin, suivie d’une série de matchs à élimination directe, des seizièmes de finale à la finale, qui se jouera à New York le 19 juillet.
L’Argentine occupe actuellement la tête du classement de la FIFA. L’Albiceleste avait remporté la Coupe du monde 2022 face à la France, aujourd’hui en troisième place du classement. En date du 5 juin, le Canada occupait la 30e place du palmarès.
Où se dérouleront les matchs ?
Seize villes se partageront la réception des matchs : 2 au Canada, 3 au Mexique et 11 aux États-Unis. Au Canada, le BC Place de Vancouver ainsi que le BMO Field de Toronto — où des estrades temporaires ont été ajoutées pour accueillir un plus grand public — se partageront 13 matchs. Au total, la compétition tiendra 104 rencontres… dont les trois quarts auront lieu aux États-Unis.
Les camps de base des équipes sont répartis dans une quarantaine de villes à travers le continent. L’équipe canadienne s’entraînera au Centre national de développement du soccer de l’Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver. Une seule autre équipe aura son camp de base au Canada : le Panama, basé à New Tecumseth, dans le sud de l’Ontario, à 90 kilomètres au nord de Toronto.
Qui détient le plus grand nombre de titres ?
Le Brésil a remporté la Coupe du monde à cinq reprises depuis sa première édition, en 1930, soit plus que n’importe quelle autre équipe. L’Allemagne est la nation qui a le plus grand nombre d’apparitions sur le podium.
Il s’agira cette année de la troisième participation du Canada au Mondial, après 1986 et 2022. L’unifolié ne s’est encore jamais rendu plus loin que le premier tour.
Quelles sont les répercussions du tournoi sur l’environnement ?
L’événement phare de la FIFA attire depuis longtemps les critiques des groupes environnementaux. L’édition 2026 de la Coupe du monde se distingue toutefois par l’ampleur du territoire sur lequel elle se déroule, et des déplacements polluants qu’elle engendre.
Un rapport publié en juillet 2025 par le New Weather Institute et Scientists for Global Responsibility a estimé les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées à plus de 9 millions de tonnes d’équivalent CO2, soit une augmentation de 92 % par rapport à la moyenne des compétitions précédentes, celles qui se sont disputées entre 2010 et 2022.
La prochaine édition se passera, elle aussi, dans trois pays : l’Espagne, le Portugal et le Maroc se partageront l’accueil de la compétition en 2030. De plus, à l’occasion du centenaire du tournoi, trois matchs se tiendront exceptionnellement dans trois pays d’Amérique du Sud, soit l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay — ce dernier était l’hôte de la toute première Coupe du monde. Les émissions prévues pour cette édition se chiffrent toutefois en deçà de celles de 2026, soit 6 millions de tonnes d’équivalent CO2, selon le même rapport.
Les hautes températures estivales ainsi que le risque de fortes précipitations et la saison des feux de forêt pourraient aussi perturber le bon déroulement des matchs du tournoi. L’année dernière, lors de la Coupe du monde des clubs aux États-Unis, des orages ont provoqué des retards lors de plusieurs matchs, soulevant des préoccupations chez certains entraîneurs quant à la tenue du Mondial cet été.
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