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Une fois de plus, la plage Martinique, en Nouvelle-Écosse, accueille le Championnat canadien de sauvetage océanique. Connue pour ses vagues et prisée des surfeurs, elle réunit en fin de semaine plus de 150 sauveteurs provenant de sept provinces qui participent à des épreuves inspirées de leur métier.
Les concurrents se réjouissent du retour du championnat à cette plage située à l’est d’Halifax, notamment en raison de ses conditions qui se rapprochent de celles des compétitions internationales.
C'est vraiment les conditions météorologiques et les vagues sont océaniques, contrairement à juste nos plages continentales. À la plage Parlee, il y a beaucoup moins de vagues, c’est beaucoup plus plat. Ça ne nous donne pas le vrai environnement dans lequel on compétitionne aux championnats mondiaux, par exemple, explique Julianne Levesque, de Memramcook, au Nouveau-Brunswick.
Ces vagues ajoutent de l’intensité aux épreuves, une caractéristique particulièrement aimée des compétiteurs.
Le championnat comprend plusieurs disciplines inspirées des interventions effectuées par les sauveteurs, explique Mila Bonneau.

Mila Bonneau, sauveteuse de Saint-Félicien, au Québec, participe au Championnat canadien de sauvetage océanique en Nouvelle-Écosse.
Photo : Radio-Canada
C'est différentes disciplines qu'un sauveteur pourrait mettre en œuvre lors d'un sauvetage : ça a été dérivé en un sport. Donc on a 2 kilomètres de course sur le sable, on a 90 mètres de sprint, il y a la nage dans les brisants, dans l'océan, il y a les kayaks, les planches aussi pour aller chercher des victimes au large, souligne-t-elle.
Ces épreuves sont bien connues des sauveteurs canadiens, mais demeurent méconnues du grand public. Pour Miranda Bouchard, de Mont-Saint-Hilaire, au Québec, ce sport constitue néanmoins un excellent moyen de maintenir et de développer les compétences nécessaires au métier.
Ça permet à nos sauveteurs justement d'être plus en forme, de travailler sur leurs habiletés. Ce sport-là, c'est sûr que c'est peut-être pas si populaire, mais si on va aux États-Unis, en Australie, c'est super populaire, lance-t-elle.
Mais pour ces athlètes, la popularité du sport demeure secondaire. L’essentiel est de continuer à s’entraîner, à perfectionner leurs habiletés et à prendre plaisir à leur passion.

Jacob Miess est le capitaine de l’équipe nationale de sauvetage du Canada.
Photo : Radio-Canada
C'est un sport magnifique. On est très fiers d'être ici sur la plage comme sauveteur. On est sauveteur en premier avant qu'on soit des athlètes, mais quand même, on s’entraîne de notre mieux chaque jour, et on s'amuse sur la plage, souligne Jacob Miess.


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