NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La situation précaire dans laquelle se trouve la coop des pêcheurs de Lamèque a déjà d'importantes conséquences sur ses activités. Son usine ne transformera pas de homard cet automne et des dizaines de travailleurs étrangers ont été mis à pied.
Lourdement endettée et insolvable, l’Association coopérative des pêcheurs de l’Île s’est récemment placée à l’abri de ses créanciers. Une décision exceptionnelle qui vise à lui donner le temps de tenter de se restructurer.
Des documents déposés il y a quelques jours en Cour du Banc du Roi à Saint-Jean donnent un meilleur aperçu de la gravité de la situation et des mesures qui sont mises en place. On y retrouve notamment une lettre envoyée aux membres de la coopérative le 18 août.
Le conseil d’administration et la direction de la coop indiquent que des choix déchirants et malheureux devront être faits dans un avenir rapproché et que les opérations sont réduites à l’essentiel pour l’instant.
Dans le premier rapport de la firme Ernst & Young, qui est chargée de contrôler le processus de restructuration, on apprend ce que ce ralentissement veut dire à court terme.
La firme indique qu’après avoir mené une évaluation poussée de la situation, la coop a décidé de ne pas transformer de homards cet automne. Ses travailleurs ne seront donc pas à l’œuvre pour décortiquer des crustacés provenant de l’Île-du-Prince-Édouard et du Maine, comme à l’habitude.

Il n'y aura pas de transformation du homard cet automne à l'usine de l'Association coopérative des pêcheurs de l'Île. (Photo d'archives)
Photo : CBC / Robert Short
Cette décision a poussé la coop à renvoyer ses 44 derniers travailleurs étrangers temporaires dans leur pays d’origine. Il s’agit de 18 Mexicains et 26 Philippins, dont les billets d’avion seront couverts.
Sombres prévisions financières
Les documents révèlent aussi que la situation financière de la coop devrait continuer à se dégrader au cours des prochaines semaines, ce qui n’est pas surprenant puisque son usine sera à l’arrêt.
D’après ses propres estimations, elle s’attend à perdre 423 861 $ entre le 16 août et le 1er octobre. Un recul qui peut être entièrement attribué aux coûts liés aux efforts pour garder la tête de l’eau.
Dans un tableau, on apprend que cela lui coûtera pas moins de 40 000 $ par semaine : 10 000 $ pour les honoraires de son avocat, 20 000 $ pour la firme Ernst & Young et 10 000 $ pour l’avocat d’Ernst & Young.
Il faut toutefois prendre ces prévisions avec un grain de sel. La coop ignore en effet les sommes exactes qu’elle obtiendra de WhiteCap International Seafood Exporters Inc. – le courtier qui se charge de vendre ses produits au Canada et à l’étranger – pour des stocks qu’elle lui a déjà fait parvenir.
La coop indique qu’elle s’attend à recevoir plus d’argent que prévu au cours des prochaines semaines et que ces sommes fluctueront en fonction des prix et de la valeur du dollar canadien.
La vente de la coop parmi les options envisagées
Dans son premier rapport, Ernst & Young réitère que l’objectif premier de ces mesures exceptionnelles est de trouver le moyen de sauver l’Association coopérative des pêcheurs de l’Île et d’éviter la liquidation de ses actifs.
Ernst & Young indique que, parmi les options qui sont sur la table, il y a sans surprise l’obtention de prêts et d’investissements pour renflouer la coop. La vente est aussi envisagée, apprend-on dans le document.
Cette coopérative occupe une place importante dans la région de Lamèque depuis les années 1940 et emploie 360 travailleurs saisonniers lorsqu’elle tourne à plein régime.


4 day_ago
46



























.jpg)






French (CA)