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Selon des éléments recueillis par les services du procureur, Phoenix Ikner, étudiant de l'université de Florida State, a échangé avec ChatGPT avant de tirer sur plusieurs personnes sur le campus, faisant deux morts et six blessés.
Lors d'une conférence de presse, James Uthmeier a expliqué que ChatGPT avait "donné des indications significatives au tireur avant qu'il ne commette ce crime haineux".
Le robot conversationnel a notamment formulé des suggestions quant à l'arme et aux munitions adaptées, ainsi qu'au moment et aux endroits propices pour toucher le plus de personnes possible.
Sur la base de ces éléments, "mes enquêteurs m'ont dit que si cette chose de l'autre côté de l'écran (ChatGPT) était une personne, nous l'inculperions pour homicide", a-t-il dit.
Sollicité par l'AFP, OpenAI a fait valoir que "ChatGPT (n'était) pas responsable de ce crime affreux" et que l'interface s'était contentée de produire des "réponses factuelles" aux demandes de l'étudiant dont le procès doit débuter en octobre.
Le groupe a souligné avoir transmis spontanément des données concernant Phoenix Ikner après avoir été informé de l'attaque.
OpenAI dit travailler de longue date au renforcement de ses garde-fous pour "détecter une intention dangereuse" et "répondre de manière appropriée en cas de risque pour la sécurité" des personnes.
L'enquête annoncée mardi ne préjuge pas d'éventuelles poursuites contre OpenAI ou certains de ses membres.
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