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Le photographe Pat Kane s’engage dans un nouveau projet documentaire sur les liens profonds qui unissent les Tłı̨chǫs et le caribou.
M. Kane décrit son œuvre, intitulée Ekwǫ, qui signifie caribou en tłı̨chǫ, comme étant des archives vivantes.
Le site web du projet offre aux visiteurs l’occasion d’écouter des enregistrements sonores de citoyens tłı̨chǫs et de chercheurs qui témoignent de leur attachement pour les animaux et le territoire, ainsi que de leurs inquiétudes quant à l’avenir de la harde.
Nous partageons ce territoire depuis si longtemps, affirme Justina Black dans sa déclaration. Je réfléchis sans cesse au chemin parcouru par ces caribous [...] et de la façon qu’ils ont pris soin de notre peuple au fil des générations.

L’une des participantes au projet, Justina Black, a confectionné cet ulu à partir d’os de caribou.
Photo : Pat Kane
Un récent rapport indique que la harde Bathurst continue de diminuer. Dans les années 1980, elle comptait plus de 470 000 animaux, mais il n’en reste plus que 3609 aujourd’hui.
10 ans de surveillance
L’inspiration pour le projet de Pat Kane remonte à plus d’une décennie, lorsqu’il a participé à une assemblée à Behchokǫ̀ sur le déclin du caribou. La discussion portait principalement sur la possibilité de limiter la chasse de la harde Bathurst.
En 2015, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a introduit un moratoire sur la chasse.
Dix ans plus tard, les choses ont empiré, soutient le photographe. C'est le bon moment de raconter une histoire plus vaste sur le caribou, sur son déclin, mais surtout sur le lien qui unit les gens à cette espèce.

Plusieurs des images de ce projet sont tirés du temps qu’a passé Pat Kane avec l’unité de surveillance tłı̨chǫ Ekwǫ̀ Nàxoèhdee K’è.
Photo : Pat Kane
Depuis 2016, le gouvernement tłı̨chǫ dirige le programme de surveillance Ekwǫ̀ Nàxoèhdee K’è (traduit par présent sur le terrain). En 2021, Pat Kane a passé 10 jours sur le territoire avec l’équipe.
C’est un des seuls programmes de recherche au monde sur le caribou dirigé par des autochtones, souligne-t-il.
Tyanna Steinwand, membre de l’équipe de surveillance depuis plusieurs années, affirme dans une entrevue avec le photographe que le programme de surveillance aide les Tłı̨chǫs à renouer avec leur territoire et le caribou, en plus de favoriser leur guérison.

Voici un assemblage d’images de personnes impliquées dans le projet Ekwǫ̀, présentée par Pat Kane. Tyanna Steinwand, à droite, est membre du programme de surveillance tłı̨chǫ Ekwǫ̀ Nàxoèhdee K’è depuis plusieurs années.
Photo : Pat Kane
Elle se remémore avec émotion sa première expérience de chasse au caribou en 2007, à l’âge de 16 ans.
J’étais tellement fière, dit-elle. Je me suis dit que [...] c’est ce que faisaient nos ancêtres à l’époque. Je me suis sentie profondément attachée à ma culture.

Un drapeau canadien altéré et maculé de sang de caribou est planté le long du chemin d’hiver sur le lac MacKay. Il sert d’avertissement aux camionneurs que des chasseurs se trouvent dans les environs.
Photo : Pat Kane
Un lien éternel
Selon un autre participant, Tatso Juniper, le projet Ekwǫ̀ reflète le changement auquel font face plusieurs Dénés, soit celui qui consiste à ne plus avoir accès au caribou.
Ma relation avec le caribou existe parce que mes ancêtres ont pris soin de cette relation, affirme-t-il.

Selon Tatso Juniper, la préservation du caribou nécessite des sacrifices de la part de la communauté dénée. Voici son portrait, ainsi qu’une image d’un sachet pour tabac confectionné par sa grand-mère.
Photo : Pat Kane
Il se souvient d’un moment marquant, alors qu’il voyageait sur la route Dempster en direction d’Inuvik, et que des animaux ont traversé devant sa voiture. Ce souvenir, raconte-t-il, lui rappelle son lien profond avec le territoire.
Je me dis que, quelque part dans le monde, la terre vibrait sous les sabots de ces caribous et que, d’une certaine façon, je suis encore lié à eux.
C’est exactement ce genre d’histoire qui est au cœur du projet de Pat Kane.
Ma responsabilité est de témoigner des faits de ces communautés, car il s’agit de leur histoire.

Une carcasse de caribou gît près du chemin d'hiver du lac MacKay, dans les T.N.-O. Pat Kane a témoigné avoir aperçu plusieurs amas d'organes abandonnés lors de son voyage sur la route hivernale menant à la mine Diavik. « En tant que photographe, c’est extrêmement visuel et viscéral », ajoute-t-il.
Photo : Pat Kane
Avec les informations de Carla Ulrich


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