NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’année 2025 a été marquée par la guerre tarifaire et les menaces d'annexion, qui ont petit à petit contribué à une fragilisation des relations entre le Canada et les États-Unis. Des entrepreneurs de la ville de Sault-Sainte-Marie voisine au Michigan affirment que cette situation a affecté leurs affaires et espèrent que les choses reviennent à la normale.
Ray Bauer, propriétaire de la brasserie Soo Brewing Company, dans le centre-ville de Sault-Sainte-Marie au Michigan, remarque que le nombre de clients qui payent avec des cartes bancaires canadiennes a baissée.
Nous avons quelques habitués de longue date qui continuent de venir, mais, en général, nous ne voyons plus beaucoup de clients canadiens actuellement , précise-t-il.
Des données publiées par les responsables du pont International de Sault-Sainte-Marie ont révélé que le nombre de visiteurs canadiens entrant à Sault-Sainte-Marie au Michigan a diminué de 23,8 % en 2025, par rapport à l’année précédente.
Pour rappel, le plus gros employeur de la ville de Sault-Sainte-Marie en Ontario est l’aciérie Algoma Steel, dont toutes les exportations vers les États-Unis sont frappées par des tarifs douaniers américains de 50 %.

Ray Bauer croit que la détérioration des relations canado-américaines est en partie responsable de la baisse de sa clientèle canadienne.
Photo : Soo Brewing Company
M. Bauer reconnaît que cette réglementation a grandement influencé la baisse des visites des automobilistes de la ville voisine dans sa localité.
Ce que nous avons vu de la part de cette administration et du gouvernement fédéral dans la dernière année n’a certainement pas contribué à améliorer les relations frontalières , lance-t-il.
Ça n’a certainement pas aidé mon entreprise [....] Comment peut-on penser que ce qui s’est passé au niveau fédéral puisse être bénéfique pour les activités transfrontalières ?
Mais les affaires semblent plutôt bien aller pour Damon Lieurance, qui dirige une entreprise de location de voitures et de navettes aéroportuaires au Michigan.
Personnellement, je remarque un redressement de mes clients canadiens. Je fais des allers-retours entre les deux pays pour aller chercher des gens et les conduire à l’aéroport, alors cette clientèle-là est de retour , avance-t-il.

Damon Lieurance ne croit pas que Donald Trump veut réellement annexer le Canada.
Photo : Erlk White
Mais l’étendue de la situation dans l’industrie du tourisme sera réellement cernée au mois de mars, croit-il.
Il y a quand même moins de clients canadiens de ce côté-ci de la frontière. Nous avons une communauté gigantesque, avec un peu plus de 100 000 personnes, mais les ¾ d’entre elles vivent au nord de la rivière. Donc, tout ce qui dissuade ces gens de venir ici, ça se fait sentir , poursuit Tom Stephenson, entrepreneur lui aussi.
Il espère cependant que les relations se rétablissent entre les deux communautés.
Le président ne restera en fonction que quatre ans. Donc, quoi que ce soit, quoi que vous n’aimiez pas chez lui, cela disparaîtra dans trois ans.
L’entrepreneur craint cependant de ce qu’il adviendra de sa communauté, une fois que l’aciérie Algoma Steel procèdera au licenciement de près de la moitié de ses travailleurs au mois de mars prochain.
Je connaissais un homme qui travaillait à l’usine de papier lorsqu’elle a fermé et ça a eu un véritable impact ici et je suis sûr que la même chose se produira avec les licenciements à l’aciérie , lance-t-il.

Les données frontalières de Statistique Canada montrent une chute de 30,9 % de Canadiens qui ont traversé la frontière canado-américaine en voiture en 2025.
Photo : Erik White
Annexion du Canada : une fausse menace ?
Selon M. Stephenson, une autre raison qui aurait poussé les Canadiens à limiter leurs déplacements vers les États-Unis serait l’idée du président américain d’annexer le Canada.
Depuis son investiture, Donald Trump a mentionné à maintes reprises son intention de faire du Canada le 51e État des États-Unis; des menaces vaines, croit M. Stephenson.
Personne dans l’entourage de Trump n’a jamais cru qu’il allait tenter d’annexer le Canada, mais apparemment, les dirigeants canadiens ont repris cette idée et l’ont mise en avant , lance-t-il.
Je n’y aurais même pas répondu , renchérit-il.

Monique Smith croit qu’il faut solidifier les relations bâties entre les gouverneurs américains et la province de l’Ontario.
Photo : Gracieuseté de Monique Smith
Monique Smith, ancienne représentante de l’Ontario à Washington, n’y croit pas non plus.
Je ne pense pas qu’on va être le 51e État, mais [M. Trump] va continuer à attaquer, à faire des commentaires parce que ça lui donne du pouvoir et un avantage dans sa manière de négocier , explique-t-elle.
Mme Smith a en son temps coprésidé la stratégie ontarienne d’engagement commercial avec les États-Unis, et elle juge qu’il est crucial d’améliorer les relations entre les deux pays.
C’est toujours important d’avoir des relations avec les gouverneurs et de continuer à promouvoir les ententes que nous avions instaurées à l’époque , affirme-t-elle.
C’est difficile de négocier avec un président aussi imprévisible, mais nous devons entretenir nos relations avec les gouverneurs et les représentants. […] M. Trump va essayer de les détruire, mais, dans trois ans, il ne sera plus président , souligne-t-elle.
Dans l’optique de générer un sens d’unité, Ray Bauer compte d’ailleurs s’allier à un autre brasseur du côté de Sault-Sainte-Marie en Ontario, pour offrir une bière produite par les deux entreprises frontalières.
Avec les informations de Frédéric Projean et d'Erik White de CBC


3 day_ago
18



























.jpg)






French (CA)