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Yellowknife aura-t-elle enfin son lieu de rassemblement francophone? Pour les Franco-Ténois de longue date, la question s’est posée à plusieurs reprises ces dernières décennies et elle se pose encore aujourd’hui à la lumière d’un nouveau dossier porté par la Fédération franco-ténoise (FFT).
En décembre, la FFT a demandé à Patrimoine canadien un financement pour réaliser un nouveau plan d’affaires.
Ce ne serait pas le premier exercice du genre, puisque des études et plans d’affaires pour un centre communautaire franco-ténois ont déjà été réalisés en 1996, en 2003 et en 2007. Le dernier développement en date sur ce dossier remonte à des études de faisabilité en 2020 et 2021, mais qui n’ont finalement pas abouti.
Depuis, l’idée a été mise de côté, notamment avec le changement à la tête de la FFT, Linda Bussey ayant été remplacée par Audrey Fournier à la direction générale.
On n’avait pas d’argent pour faire ce travail, explique Audrey Fournier. Sur le moment, ce n’était pas nécessairement la priorité.
Jusqu’à ce qu’on voie une nouvelle possibilité là de se positionner.

Pour Audrey Fournier, c'était le moment pour la FFT de relancer le projet de centre communautaire franco-ténois.
Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel
Je sais à quel point cela pourrait être merveilleux pour la communauté, affirme Maxime Joly, le directeur général de l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY). Il rappelle que Yellowknife est la seule capitale du Canada où la communauté francophone ne dispose pas d'un lieu de rassemblement adéquat.
Plusieurs options proposées
Dans le dossier envoyé au gouvernement fédéral, l’organisme indique avoir discuté de la possibilité d’ajouter des logements au projet.
Les priorités du gouvernement fédéral sont, entre autres, pour le logement et les nôtres aussi, explique Audrey Fournier. C’est probablement une bonne idée pour aller chercher du financement.
Nos tables de concertation revenaient sur la question du logement, qui est vraiment un frein au développement de la communauté.
Concrètement, cela pourrait par exemple prendre la forme d’une coopérative ou d'une copropriété communautaire qui aurait pour vocation de garantir ces logements aux francophones désirant s’installer dans la capitale ténoise.
La FFT avance aussi l’idée de fusionner le projet de Centre communautaire à celui de la création d’une nouvelle école secondaire à Yellowknife.
Cette initiative s'est faite en concertation avec la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO) qui, déjà en début d’année, déplorait un manque de place à l’École Allain-St-Cyr de Yellowknife.
Ça partait aussi du constat qu’il y a une volonté, un besoin d’une deuxième école ici, affirme François Rouleau, le directeur général de la CSFTNO.

François Rouleau est le nouveau directeur général de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest.
Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel
Ce dernier connaît bien le modèle communautaire scolaire proposé après avoir dirigé des établissements similaires dans ses précédentes fonctions dans les Maritimes.
C’est formidable, c’est un endroit où les francophones se retrouvent rapidement. C’est profiter au maximum de ces espaces, puis, bien sûr, avec des avantages financiers.
Un projet encore à ses prémices
À ce stade-là, on n'est pas nécessairement prêts pour la première pelletée de terre, c’est vraiment un projet sur le long terme, explique Audrey Fournier.
Avant d’aller plus de l’avant, l'organisation veut d’ailleurs réexaminer les coûts liés à un tel projet dans le contexte post-inflationniste de 2024.
Je pense que le monde gère ses attentes, confie de son côté Maxime Joly.
Dans les projets passés, on voyait beaucoup d'espaces de bureaux. Mais là, l'ajout de logements, c'est un risque, poursuit-il.
Selon lui, il ne faut pas perdre de vue que ce dont les Franco-Ténois ont vraiment besoin, c'est un lieu de rassemblement qui serait au centre de la programmation culturelle franco-ténoise.

Maxime Joly, directeur général de l'Association franco-culturelle de Yellowknife depuis 2020.
Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel
Audrey Fournier abonde d’ailleurs dans le même sens : Le cœur de ce projet, c'est un lieu de rassemblement. Donc, c'est un peu la partie non négociable.
On est très conscients que c’est un projet énorme, conclut-elle.


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