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Les marchés boursiers mondiaux évoluent dans le rouge mardi, les perspectives de paix semblant de plus en plus incertaines au Moyen-Orient, à l'approche de la fin du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran.
En Europe, Paris a perdu 1,14 %, Londres 1,05 %, Francfort 0,60 % et Milan 0,63 %.
La Bourse de Bruxelles n'a pas réussi à conserver ses gains d'ouverture mardi. À la clôture, l'indice Bel20 affichait une baisse de 1,45 %, à 5.431,38 points. Cette contre-performance s'explique principalement par une nouvelle hausse du prix du pétrole.
UCB recule de 4,60 %
Les plus fortes baisses parmi les valeurs de l'indice ont été enregistrées dans le secteur pharmaceutique. UCB a reculé de 4,60 % à 247,10 euros, tandis qu'argenx a perdu 3 % à 686,40 euros.
Du côté des hausses, Melexis s'est distinguée parmi les valeurs de l'indice avec une progression de 2,75 % à 65,30 euros. Le concepteur de semi-conducteurs va collaborer avec la société chinoise OYMotion pour intégrer une nouvelle technologie de capteurs tactiles à base magnétique dans la prochaine génération de mains robotiques, afin de réduire la dépendance aux seules données visuelles.
Le pétrole continue de monter
La tensions grimpe sur le marché pétrolier, baromètre de la confiance des investisseurs depuis le début du conflit.
Après une séance sans mouvement, le Brent, référence du brut en Europe, montait de 2,65 % à 98,01 dollars le baril. Son équivalent américain, le WTI, grimpait de 4,27 % à 93,44 dollars.
"Le risque d'une nouvelle escalade après l'expiration de la trêve ne doit pas être sous-estimé. Si les parties en conflit ne parviennent pas à un accord d'ici là, cela pourrait provoquer un embrasement régional", estime Andreas Lipkow, de CMC Markets.
Entrée en vigueur le 8 avril, dans une guerre qui a fait des milliers de morts et ébranle l'économie mondiale, le cessez-le-feu doit s'achever mercredi soir, alors que la tenue d'un nouveau round de négociations entre Washington et Téhéran à Islamabad s'éloigne de plus en plus.
La guerre au Moyen-Orient donne une arme à double tranchant à la ChineDonald Trump a accusé mardi l'Iran d'avoir "violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises", dans un message sur son réseau Truth Social.
Le gouvernement du Pakistan a lui déclaré être dans l'attente d'une réponse de l'Iran sur l'envoi ou non d'une délégation à Islamabad pour une nouvelle série de négociations avec les États-Unis.
Aucune confirmation n'a en outre été obtenue côté américain que le président JD Vance irait au Pakistan. Et la télévision d'État iranienne a indiqué qu'" aucune délégation" ne s'y rendait, précisant que Téhéran attendait un "changement de comportement" des États-Unis.
Or, si "le détroit d'Ormuz n'est pas ouvert très rapidement, la pénurie menacera, avec à la clé une croissance qui va ralentir et une inflation qui va déraper", estime Nicolas Forest, de Candriam.
Thales souffre à Paris, RTX relève ses prévisions
Du côté des publications d'entreprises, le secteur de la défense est à l'honneur des deux côtés de l'Atlantique.
A Paris, Thales a perdu 5,92 % à 247,70 euros, malgré la progression de son chiffre d'affaires à un niveau supérieur aux attentes. C'est le chiffre des "commandes qui a + raté +" les estimations, selon les analystes d'UBS.
Comment la guerre en Ukraine a propulsé l'action Thales vers de nouveaux sommetsA Wall Street, l'entreprise d'aéronautique et de défense RTX reculait elle aussi, perdant 4,34 % à 187,40 dollars, malgré le relèvement de ses prévisions annuelles après un premier trimestre ayant dépassé les attentes du marché.
L'avis des brokers
Barco (-3,2% à 9,43 euros) a subi deux baisses de ratings suite à la publication du rapport d'activités pour le premier trimestre, avec notamment un chiffre d'affaires et un carnet de commandes ressortis à des niveaux inférieurs aux attentes. Degroof Petercam et KBC Securities ont maintenu leur note à "conserver", avec des cibles ajustées respectivement vers 11 et 12 euros. "Le groupe est incapable de dégager actuellement une croissance plus rapide de ses ventes", souligne l'analyste de Degroof Petercam.
Retail Estates (-2,1% à 69,8 euros) a été descendu d'"acheter" vers "accumuler" chez KBC Securities, avec une cible fixée à 76 euros. Si l'analyste estime que l'expansion vers le marché français est stratégiquement intéressante, elle va entraîner une augmentation des frais de financement et va impacter la croissance du bénéfice par action. "A plus long terme, l'augmentation des opportunités devrait permettre d'améliorer la croissance du bénéfice par action".
Shurgard (-0,4% à 27,85 euros) a été maintenu à "acheter" chez Berenberg, qui a toutefois descendu sa cible de 48 vers 41 euros. L'analyste estime que les perspectives économiques moroses en Europe vont limiter l'augmentation du taux d'occupation, avec une concurrence qui devrait rester continuer de peser sur les prix. "Le groupe va toutefois continuer à investir, de sorte que les objectifs de la direction nous semblent réalisables. La valorisation actuelle sous-estime les perspectives de croissance à long terme".
G.Se.
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