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En prévision du prochain budget provincial, en pleine année électorale, une soixantaine de personnes se sont mobilisées lundi à Sherbrooke, espérant inciter le gouvernement à délier les cordons de sa bourse pour le milieu communautaire.
Le Caucus des organismes de défense collective des droits de l’Estrie se joint à un mouvement national de revendication, du 2 au 6 février, qui vise à faire débloquer 155 millions de dollars d’investissements supplémentaires par année, ainsi qu’à instaurer un mécanisme permanent d’indexation.
Le 2 février, jour de la marmotte, n’a pas été choisi par hasard. Selon les organismes impliqués, les revendications se répètent d’année en année, tout comme les promesses politiques. Peu importe notre interlocuteur, on nous sert souvent la même cassette, résume le co-coordonnateur de Solidarité populaire Estrie, Pascal Florent.

Le co-coordonnateur de Solidarité populaire Estrie, Pascal Florent
Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud
Ce qui fait le plus mal au milieu communautaire, ce sont les dérives autoritaires qui attaquent directement notre autonomie, et celle des secteurs étudiants et syndicaux. On voit qu'il y a un affaiblissement des forces de contre-pouvoir et ça, c'est dangereux. On est le dernier bastion pour protéger le filet social, soutient-il.
Le moment est d’autant plus stratégique pour le regroupement, sachant que le Plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire arrive à terme cette année. Une séquence de grève rotative est donc lancée, en vue d’un débrayage général au milieu du printemps.
On n’a aucune promesse, aucune idée d’où on s’en va dans les prochaines années. C’est le temps de se faire entendre et ce n’est que le début, affirme le coordonnateur du Regroupement des organismes en défense collective des droits, Sylvain Lafrenière.

Le coordonnateur du Regroupement des organismes en défense collective des droits, Sylvain Lafrenière.
Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud
On pellette le désengagement de l’État dans notre cour, avec de plus en plus de dossiers et de moins en moins de ressources . On arrive à un moment où des organismes n’auront pas le choix de faire des mises à pied ou de renvoyer temporairement des gens sur le chômage, ajoute-t-il, estimant que le manque de financement est criant dans le milieu.
L’indexation au centre des revendications
Pour l’Association coopérative d’économie familiale de l’Estrie (ACEF-Estrie), c’est surtout l’absence d’indexation des investissements à l’inflation qui a mené à une réduction de ses ressources au cours des dernières années.
Si pendant dix ou quinze ans tu n’es pas indexé, tu t’appauvris continuellement. Avec l’inflation, c’est comme perdre 20 % de ton financement, alors que les loyers, les salaires et les services augmentent, explique la coordonnatrice Sylvie Bonin.

Sylvie Bonin, coordonnatrice, ACEF-Estrie
Photo : Radio-Canada / Guillaume Renaud
Je ne veux plus jamais revivre ce que j’ai vécu. C’est insoutenable de devoir trouver des ressources où il n’y en a pas.
Pour les organismes comme l’ACEF-Estrie, l’indexation est perçue comme un minimum à obtenir dans la lutte à venir. Quand il n’y a pas d’indexation, c’est une coupure indirecte, tranche Sylvie Bonin.
Les manifestants avaient fixé comme point de départ le bureau de la députée caquiste de Saint-François, Geneviève Hébert, en début de journée. L'élue a refusé de se prononcer sur les revendications.
Il s’agit de la seule journée de grève pour les organismes de l’Estrie.


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