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Près de la moitié des baleines à bosse et des rorquals communs du Saint-Laurent présentent des signes d’empêtrement. C'est ce que révèle une étude du Centre d’éducation et de recherche de Sept-Îles.
Dans le cas des baleines noires, c'est plus de 80 % des individus qui ont des cicatrices liées aux filets de pêche.
On pêche notre nourriture et on la transporte dans l’habitat des baleines noires. Elles sont vraiment victimes. Plus les humains commercent, plus les humains pêchent, moins les baleines noires vont bien, souligne Robert Michaud, directeur scientifique du Groupe de recherche et d’études sur les mammifères marins.
La semaine dernière, une baleine noire a été retrouvée morte sur la côte est des États-Unis, la première depuis le début de l'année.
Des empêtrements qui nuisent à la reproduction
Si certains, comme le rorqual commun BP 919, retrouvé échoué sur la grève de Grande-Vallée, meurent par asphyxie suivant un empêtrement, d'autres survivent et réussissent à se délier des filets de pêche.
Mais ces dernières ne s’en sortent pas indemnes pour autant.
Robert Michaud explique que l’empêtrement d’une baleine noire nuit à sa capacité à se reproduire. On peut faire une corrélation entre le nombre d'empêtrements et la fréquence à laquelle une femelle donne naissance. Une baleine noire en bonne santé peut donner naissance tous les trois ans. L'intervalle passe à 5, 7 et même 10 ans en fonction du nombre d'incidents que l’animal vivra dans sa vie.

Président du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins, Robert Michaud étudie les baleines depuis des décennies. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gilbert Bégin
Donner naissance à des baleineaux demande beaucoup d’énergie. Les baleines noires qui ont été empêtrées se retrouvent souvent trop faibles et vont donc retarder leur période de reproduction.
Un animal empêtré peut ne pas être capable de manger pendant des semaines et des mois. Il passe beaucoup d’énergie à panser ses blessures. C’est très bien documenté dans le cas des baleines noires. Pour les rorquals bleus et les rorquals communs, on pourrait imaginer la même chose, ajoute le spécialiste.
Ainsi, même s’il n’y a plus autant de décès de baleines noires qu’il y a quelques années, la population n’est toujours pas en mesure de se rétablir à un niveau sain.

Au total, il reste moins de 400 baleines noires de l'Atlantique Nord. (Photo d'archives)
Photo : Associated Press / Aquarium de Nouvelle-Angleterre
Des baleines plus petites
Selon une étude publiée en 2021 dans la revue Current Biology, la taille moyenne des baleines noires a également diminué d’environ 7 % entre 1981 et 2019.
Encore une fois, la cause principale évoquée est l’empêtrement. Une baleine prise dans des filets de pêche dépensera plus d’énergie pour nager contre la résistance des filets ou guérir de ses blessures. Ainsi, elle grandira plus lentement que ses pairs non empêtrés.
Des mesures de protection
Afin de protéger les baleines, Pêches et Océans Canada a mis en place dans les dernières années des mesures visant à limiter les interactions entre baleines et pêcheurs.
La surveillance a été accrue dans les zones de pêche. Des drones sous-marins identifient désormais la présence de baleines dans ces secteurs. Lorsqu’une baleine noire est repérée, le ministère ferme temporairement les zones de pêche afin de réduire les risques d’empêtrements.
Selon M. Michaud, ces mesures ont permis de réduire les décès de baleines, même si la survie de l’espèce est encore menacée.
Le gouvernement canadien a réagi presque agressivement. Ça nous a agréablement surpris. L’industrie maritime, les pêcheurs et le gouvernement canadien ont mis en place plein de mesures. Je ne pense pas que la partie soit gagnée, mais les dernières années ont été plus heureuses pour les baleines noires.


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