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La cour d’assises de la Haute-Garonne doit juger Cédric Jubillar en appel à partir du 21 septembre prochain. Avec les aveux de l’accusé et la découverte d’ossements jeudi, de nombreux actes d’enquête doivent être réalisés d’ici là.
Aurélien Poivret - Aujourd'hui à 06:00 | mis à jour aujourd'hui à 07:15 - Temps de lecture :
À cette heure, le procès en appel de Cédric Jubillar reste prévu du 21 septembre au 16 octobre. La présidente de la cour d’assises de la Haute-Garonne, chargée d’organiser l’audience, n’a pas annoncé de report de ces dates. Mais le travail à fournir d’ici là est désormais considérable. Outre les analyses anatomopathologiques des restes présumés de Delphine Aussaguel, retrouvés jeudi dans le Tarn, une nouvelle audition de l’accusé semble impérative, afin de voir si la version livrée par Cédric Jubillar sur la « responsabilité » qu’il a reconnue dans la mort de son épouse est compatible avec les constatations réalisées par les médecins légistes. Celles-ci vont être particulièrement délicates, plus de cinq ans après les faits.
« Il faut qu’il y ait une nouvelle expertise psychologique et psychiatrique, parce que tout ce qui a été fait était basé sur du néant. Évidemment, cela va prendre du temps », avait annoncé la semaine dernière Me Guy Debuisson, l’un des deux nouveaux avocats de Cédric Jubillar, au moment où celui-ci passait aux aveux. Son fils, Me Pierre Debuisson, qui travaille avec lui, jugeait même désormais « impossible » que le procès en appel puisse se tenir d’ici deux mois.
Avec ses aveux et la possible découverte du corps de Delphine, sur ses indications, le peintre-plaquiste de 38 ans peut-il espérer une peine plus clémente que les 30 ans de réclusion criminelle auxquels il a été condamné en première instance à Albi ? Rien n’est moins sûr. Il fera valoir que c’est grâce à lui que la vérité a pu être approchée, et qu’une « sépulture » a pu être donnée à la mère de ses deux enfants, comme il l’avait lui-même souhaité en passant aux aveux. Mais c’est aussi le récit d’un féminicide sordide auquel il va devoir se livrer, et avec lui l’aveu d’un crime, et la volonté de dissimuler le corps de Delphine pour cacher sa culpabilité. En abandonnant le cadavre de celle qui était son épouse pendant près de six ans, au milieu d’un champ.
Le procès de Cédric Jubillar, en première instance, s’est déroulé l’automne dernier au palais de justice d’Albi, dans le Tarn. Photo Sipa/JM Haedric
Ses avocats, eux, ont déjà esquissé une nouvelle stratégie de défense : écarter l’intention de tuer, et donc le meurtre au profit de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Une qualification qui ferait encourir 20 ans de réclusion criminelle à Cédric Jubillar, contre la perpétuité s’il est jugé pour meurtre aggravé, comme à Albi.
3919 – Violences femmes info
Un numéro d'appel national, le 3919, est dédié à l'écoute et à l'orientation des femmes victimes de violences. Appel gratuit et anonyme, service accessible 24h/24 et 7 jours sur 7.


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