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Depuis le coup d’Etat de la fin de 2014, les rebelles yéménites enrôlent de force, chaque année, des milliers de mineurs qu’ils envoient sur le front pour mener le combat contre le gouvernement et l’Arabie saoudite.

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Badr Al-Din, kidnappé avec son frère aîné par les houthistes, dans un camp de déplacés du gouvernorat de Marib, au Yémen, le 23 juin 2026. Badr Al-Din, kidnappé avec son frère aîné par les houthistes, dans un camp de déplacés du gouvernorat de Marib, au Yémen, le 23 juin 2026.

« Ils l’ont tué d’une balle dans la tête, sous mes yeux », se souvient Khaled (les prénoms ont été modifiés pour la sécurité des personnes interrogées). L’adolescent yéménite de 16 ans mime le corps inerte tombant au sol. En 2019, cet enfant-soldat originaire d’Ibb tente d’organiser sa fuite du front sur lequel les rebelles houthistes l’ont mobilisé de force. Il contacte alors discrètement un ami qui vient le chercher. Mais sa cavale prend fin à un checkpoint. « Nous étions plusieurs enfants à tenter de s’enfuir. Quand ils l’ont compris, l’officier qui commandait le point de contrôle s’est chargé lui-même de le liquider », se souvient-il.

En septembre 2014, les houthistes, un mouvement politico-militaire qui s’est développé dans le nord du Yémen en se réclamant du zaïdisme, une branche minoritaire de l’islam chiite, s’étaient emparés de Sanaa, la capitale, poussant le gouvernement reconnu internationalement à se replier dans le sud du pays.

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