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L'ancienne Première ministre restera adhérente du parti mais va désormais se consacrer à sa structure "Bâtissons ensemble".
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 08:56 | mis à jour aujourd'hui à 09:46 - Temps de lecture :
L'ancienne Première ministre Elisabeth Borne a annoncé ce mercredi se retirer de la direction du parti Renaissance dont elle restera néanmoins adhérente, se disant « en désaccord » avec la ligne portée par le secrétaire général Gabriel Attal.
« Je suis en désaccord avec la ligne actuelle », a-t-elle affirmé sur France Inter, regrettant que celle-ci ne soit « pas forcément débattue » en interne. « J'ai décidé de démissionner du Conseil national de Renaissance, de me mettre en retrait du bureau exécutif et de me consacrer à la structure que j'ai créée, "Bâtissons ensemble" », qui a vocation à « rassembler au-delà des partis », a-t-elle déclaré.
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Elisabeth Borne, qui publie jeudi « Réveillons-nous! » (Robert Laffont), a affirmé qu'elle resterait tout de même « simple adhérente » de Renaissance. « Je suis attachée aux militants et je suis attachée aux valeurs qu'on a portées en 2017, mais je ne souhaite pas participer aux instances. »
« Critique de méthode » de Macron
Son annonce survient alors que Gabriel Attal s'active en vue de la présidentielle, multipliant les déplacements pour tenter de déloger Édouard Philippe de son rang de favori du bloc central pour la course à l'Élysée. En août 2024, Elisabeth Borne avait annoncé sa candidature à la tête du parti Renaissance. Quatre mois plus tard, elle renonçait à déposer sa propre liste, moyennant un accord avec Gabriel Attal qui lui assurait la présidence du Conseil national, sorte de Parlement du parti.
Mais l'ancienne Première ministre, qui avait accueilli M. Attal sur le perron de Matignon en janvier 2024, n'a jamais semblé adhérer à la démarche de son éphémère successeur, qui s'est emparé du parti sans l'accord de l'Élysée et dirige également le groupe macroniste à l'Assemblée nationale. « Renaissance, ce n'est pas un parti, c'est l'agence de com de Gabriel Attal », avait-elle notamment déclaré à La Tribune Dimanche.
Interrogée sur ses propres ambitions pour la présidentielle de 2027, Elisabeth Borne a répondu ce mercredi que ce n'était « pas du tout le sens de (sa) démarche » et qu'elle voulait se concentrer sur des propositions. Elle s'est aussi livrée à une « critique de méthode » d'Emmanuel Macron. Evoquant sa vision du rôle du président, elle a affirmé être opposée à un « pouvoir solitaire et un peu vertical ». Quant à ses points de désaccord avec la ligne de Renaissance, elle a cité le « respect du droit international », du Conseil constitutionnel et de la Constitution.


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