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La communauté acadienne de Chéticamp, au Cap-Breton, respire enfin. Après des années de lutte, elle aura sa propre circonscription électorale provinciale pour être mieux représentée à l’Assemblée législative. Réactions sur le terrain.
De gros flocons de neige recouvraient le nord du Cap-Breton, vendredi après-midi, quand la nouvelle venait à peine de tomber.
Devant l’épicerie Coop de Margaree, nous avons demandé aux passants ce qu’ils en pensaient. Surpris, un premier réagit à chaud : Je suis étonné!
Un autre lance, confiant : Ça ne peut pas faire de tort.

À Chéticamp, le populaire Doryman Pub existe depuis 1966.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Le rapport final de la commission recommande de redessiner la carte électorale en plaçant la région acadienne de Chéticamp au centre, blottie entre deux voisins à plus forte proportion anglophone, mais moins peuplés : Pleasant Bay au nord, et la région de Margaree, au sud.
Jason Swan, un résident anglophone de Margaree, s’inquiète de ce changement : J'ai simplement l'impression qu'on va être laissés pour compte au profit de Chéticamp. C'est eux qui vont avoir l'argent, le pouvoir sera concentré là-bas. [...] On verra bien ce que ça donnera.
Pendant que la tempête frappe, des musiciens jouent avec énergie au Doryman Pub, à Chéticamp, mélangeant les héritages celtique, écossais et acadien.

Attablé au Doryman Pub, Claude Bourgeois se dit bien content de l’issue de cette histoire, lui qui a participé à plusieurs audiences de la commission de délimitation de la circonscription acadienne de Chéticamp et environs.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Dans la région acadienne, on rêve d’un député capable de faire danser tout le monde ensemble.
Attablé au pub, le Chéticantin Claude Bourgeois comprend la crainte que cela peut soulever chez les anglophones de la région : Pleasant Bay a peut-être un petit peu peur, parce que c’est quelque chose de nouveau, mais les problèmes de Pleasant Bay sont semblables à ceux de Chéticamp [et des autres régions acadiennes].
Il explique que le futur député aura un tour de force à accomplir : S’ils font leur job comme il faut, la personne devrait représenter la région d’un bout à l'autre, tout le monde égal. Qu’il parle anglais ou français, ça ne me dérange pas trop, pourvu que ce soit quelqu'un qui comprenne les problèmes de notre région, plus petite qu’avant.
Dans cette nouvelle circonscription, le député devra défendre les défis uniques des Acadiens et de leurs voisins : l’état des routes, les pêches, le tourisme et le français.

À Chéticamp, Marielle Bourgeois gère la coopérative de transport L'Acabie. Le service dessert tout le territoire de la future circonscription.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Marielle Bourgeois est gestionnaire de l’Acabie, la coopérative de transport de Cheticamp. Le service dessert tout le territoire de la future circonscription.
Comme l’état des routes est une compétence provinciale, elle souhaite que le prochain député soit rassembleur : Dans la région choisie [pour la nouvelle circonscription], il y a beaucoup d’anglophones, il ne faut pas les laisser de côté.
Son conjoint, Eric Boudreau, voit cette annonce comme une reconnaissance pour l’Acadie.
Ça va nous aider à avoir plus de choses, plus d’aide pour les Acadiens et les anglophones autour, tous les amis avec qui on vit, dit-il.

Eric Boudreau
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Un Québécois installé à Chéticamp depuis deux ans, Denis Michaud, est bien heureux d’apprendre cette nouvelle. Il reste maintenant à apprivoiser ce changement historique.
La peur du changement, on sait que ce n'est pas facile, il y aura des incertitudes et des inquiétudes [...], mais c’est ce qui est beau. Ce qu'il faut que la communauté comprenne, c’est que maintenant, on a le choix, on a le pouvoir de décider, dit-il.

Installé à Chéticamp depuis deux ans, Denis Michaud est bien heureux d’apprendre cette nouvelle. Il reste maintenant à apprivoiser ce changement historique.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Le paysage électoral est sur le point de changer. Déjà, les paris sont ouverts et nombreux sont ceux qui ont envie de désigner un candidat potentiel en qui ils croient.
Je connais déjà quelqu'un qui ferait bien le travail, que je ne nommerai pas!, ajoute Denis Michaud en souriant.
Il reste maintenant l'étape officielle : le gouvernement veut déposer une loi lors de la prochaine session législative pour établir la nouvelle circonscription.


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