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L’organisme de bienfaisance Le Bon Citoyen, situé dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine, déplore une augmentation du nombre de personnes qui viennent porter leurs dons hors des heures d’ouverture, créant ainsi beaucoup de travail pour les employés et nuisant à la revalorisation des objets donnés.
La scène est triste, mais se répète de plus en plus souvent au Bon Citoyen. Mardi, à leur arrivée, les employés du Bon Citoyen ont trouvé les lieux comme un dépotoir à ciel ouvert.
Des objets jetés sur le sol pêle-mêle et des boîtes et des sacs ouverts jonchent le devant de l’immeuble. L'organisme voit ce scénario se répéter de plus en plus souvent, selon la directrice générale adjointe, Christine Fournier.
On a des gens qui viennent vandaliser, on a des animaux qui viennent se soulager là-dedans. Donc ce que ça fait, c'est que, nous, on est obligés chaque matin de ramasser et de jeter tout ce qui a été donné à l'extérieur de nos heures d'ouverture, ce qui occasionne des frais par rapport à nos employés, mais aussi du temps qu'on ne peut pas consacrer à nos bénéficiaires.
Mme Fournier estime que cette situation qui se répète maintenant quotidiennement gruge de 30 à 45 minutes par jours à l’équipe de l’organisme. Elle estime que d’importants frais doivent être engagés, notamment lorsque des encombrants, comme des matelas, sont donnés et doivent être jetés.
Elle estime que le civisme est en baisse chez ceux qui viennent faire des dons. Des problèmes semblables ont été signalés plutôt cette année par les Artisans de la paix.

Le Bon Citoyen doit payer pour se débarrasser des objets qui ne peuvent pas être donnés, en allant notamment les porter à l'écocentre.
Photo : Christine Fournier
Ils ne font plus le tri en amont pour s'assurer que les choses sont propres. Souvent, on nous dit : "Oui, mais vous avez des laveuses". Non, on n'a pas de laveuses! Donc ce que ça fait, c'est que la majorité des choses qu'on reçoit doit être triée, mais les gens donnent par bonne conscience sans prendre en considération le temps que, nous, on doit mettre pour trier ces choses-là, ajoute-t-elle.
Le Bon Citoyen doit payer chaque année des dizaines de milliers de dollars pour se débarrasser des dons inutilisables qu’il reçoit, selon Mme Fournier. Elle plaide pour plus de sensibilisation au civisme.
Le petit deux minutes que le donateur prend pour trier ses choses, s'assurer que ça soit propre, en bon état, revendable, mais surtout réutilisable, ce deux minutes là va me sauver une demi-heure, une heure de travail à l'interne, ajoute-t-elle.
D'après une entrevue à l'émission Toujours le matin


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