NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Sept ans après la légalisation du cannabis, une entreprise qui en fait la production prend racine au Centre-du-Québec, malgré les difficultés du marché.
Aux dires du directeur général de 5 Points Cannabis, Joël Lalancette, le marché du cannabis est actuellement difficile.
Au Québec, environ 30 % des consommateurs s’approvisionnent ailleurs qu’à la Société québécoise du cannabis (SQDC), ce qui laisse place à un marché noir opérant. De plus, les prix sont bas et n’ont presque pas bougé depuis 2019.
Pourtant, 5 Points Cannabis navigue à contre-courant, avec des investissements continus, une production en croissance et une volonté d'explorer de nouveaux marchés.

Les fleurs sont soigneusement triées par les employés
Photo : Radio-Canada / Charles Boisvert
Il y a beaucoup de gens au début du marché du cannabis qui ont pris le cannabis pour un investissement boursier, qui n'en est pas un. C'est de la production agricole. Pour faire du cannabis, ça prend un agriculteur, explique Joël Lalancette.
Cette mentalité d'agriculteur vient du fait qu’avant 2019, l’entreprise était active dans la production de fleurs, puis de fraises en serre. On travaille très fort. Il faut mettre beaucoup d’heures et être là tout le temps, ajoute Joël Lalancette.
Annuellement, 19 tonnes sont cultivées, transformées et commercialisées. De la recherche en génétique à l’emballage, passant par la floraison et la coupe, toutes les étapes jusqu’à la livraison en tablettes à la SQDC se font directement à l’usine de Pierreville.

Près de 100 travailleurs guatémaltèques travaillent à l’usine.
Photo : Radio-Canada / Daniel Thibodeau
Une entreprise prospère et professionnelle
Pour 5 Points Cannabis, les affaires sont bonnes.
Un agrandissement, au coût de deux millions de dollars, sera finalisé dans trois semaines pour ajouter des salles de production. Les installations, à la fine pointe de la technologie, comprennent des machines automatisées, notamment pour les joints préroulés.
Cette PME exporte dans plusieurs provinces au Canada, majoritairement en Ontario et en Alberta. Elle vise aussi d’ici quelques mois des marchés internationaux, à commencer par l’Australie.
Selon Joël Lalancette, son entreprise s’est professionnalisée grâce à de nombreux investissements, notamment en matière de recherches et de développement des techniques de production. On a été les premiers [au Québec] à produire à l’extérieur pour avoir un produit de qualité et non de transformation indique-t-il.
Marché difficile
Les nombreuses barrières à l’entrée ralentissent les entrepreneurs dans la production de cannabis : aucune subvention gouvernementale ou de banque, et peu de reconnaissance.
On veut juste être reconnu comme une industrie normale qui injecte beaucoup d’argent dans le milieu. C’est tout près d’un million de dollars par mois qu’on verse en taxes aux gouvernements , affirme le directeur général de 5 Points Cannabis.

Du printemps à l’automne, 5 Points Cannabis cultive 15 tonnes de cannabis à l’extérieur.
Photo : Radio-Canada / Daniel Thibodeau
Joël Lalancette formule donc deux demandes au gouvernement provincial. Il souhaite que le nombre de points de vente de la Société québécoise du cannabis soit augmenté (il y en a actuellement 113), et que l’âge minimal pour aller à la SQDC soit réduit à 18 ans.
On envoie nos jeunes carrément sur le marché noir
Des retombées pour la municipalité
Comptant environ 140 travailleurs, en majorité des travailleurs étrangers, 5 Points Cannabis est l’employeur le plus important de Pierreville, une municipalité d’un peu plus de 2000 habitants.
5 Points Cannabis contribue donc fortement à l’économie locale, au grand plaisir du maire, Michel Deraspe. Ce sont des contribuables qui dépensent et habitent dans la municipalité. En raison de la demande en logements, de nouveaux projets immobiliers ont été lancés par des promoteurs.
C’est un gros contributeur de taxes dans la municipalité. On peut garder de petits commerces ouverts. Ça a un impact, reconnaît Michel Deraspe, qui dit avoir vu une différence marquante dans l’emploi de la municipalité lorsque l’entreprise a effectué son virage vers la production de cannabis.
Par ailleurs, les citoyens et le maire disent ne pas être dérangés par les activités de l’entreprise. C’est légal et c’est très contrôlé , assure le maire.


1 week_ago
15



























.jpg)






French (CA)