Derrière le comptoir, elle porte des maillots de foot, pratiques pour secouer un shaker. Margot Lecarpentier, 39 ans, est l’une des figures les plus en vue de la gastronomie liquide. Fondatrice du bar Combat dans le quartier de Belleville, à Paris, elle est la cheffe mixologue du groupe Alain Ducasse. Forte en goût, en caractère, elle se pose au Festival de Cannes, sur la plage Rado de Konbini et Cartel, avec une carte forte en sans alcool.

Propos recueillis par Nathalie Chifflet - Aujourd'hui à 08:30 - Temps de lecture :

Margot Lecarpentier. Photo Alice Casenave Margot Lecarpentier. Photo Alice Casenave
Votre approche de la mixologie ressemble davantage à celle d’une cheffe. Vous créez des cocktails comme on cuisine ?

« J’adore manger, j’ai grandi dans une famille où l’on cuisinait. J’ai été profondément inspirée par le chef Iñaki Aizpitarte, au restaurant Le Châteaubriand : des produits simples, extrêmement bien travaillés, des associations étonnantes. C’est très bon, il y a toutes les textures, tous les goûts, ce n’est pas trop salé, pas trop sucré. C’est exactement cela que je cherche dans mes cocktails. Ma signature, ce sont les vinaigres, les herbes fraîches, une mixologie du condiment ».

Sophistication ne signifie pas complexité ?

« J’aime les goûts francs. Je travaille par soustraction, jamais par addition, avec le moins d’ingrédients possible, pour qu’on les reconnaisse tous. J’aime que les cocktails soient simples, déchiffrables. L’important, c’est l’équilibre des saveurs. Mon cocktail phare, au bar Combat, est à base de câpres. Il s’appelle l’Impécâpre, il est composé de...

...pour lire la suite, rejoignez notre communauté d'abonnés

et accédez à l'intégralité de nos articles sur le site et l'application mobile

à partir de 1 € le 1er mois, sans engagement de durée

Google : 1€ le 1er mois puis 12,99€

Articles les plus lusCulture - Loisirs