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Le Centre parent-enfant du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) de Trois-Rivières est aux prises avec d’importants problèmes de main-d'œuvre, ce qui cause depuis le début de l’été plusieurs problèmes d'heures supplémentaires qui poussent certaines infirmières au-delà de leurs limites.
Il manque 14 infirmières dans ce département du CHAUR de Trois-Rivières et les conditions de travail sont difficiles, notamment en raison de l’importante quantité d'heures supplémentaires imposées aux infirmières.
Selon les données obtenues par la Fédération interprofessionnelle de la Santé Mauricie-Centre-du-Québec, le temps supplémentaire a explosé pendant l’été.
Du premier mai au 24 juillet, les infirmières ont eu à faire 2389 heures d’heures supplémentaires, une hausse de plus de 1000 heures en comparaison avec la même période en 2025.
La hausse est encore plus importante au niveau du temps supplémentaire obligatoire (TSO). Les infirmières ont eu à faire 343 heures de TSO, une hausse de 623 % en comparaison avec la même période en 2025.
Selon la présidente du syndicat, Patricia Mailhot, confirme en entrevue à l’émission Toujours le matin que les infirmières vivent des conditions de travail extrêmement difficiles en ce moment, ce qui les mène à être fatiguées, épuisées. Une partie de ces difficultés serait aussi liée à la période des vacances qui bat son plein.
Mme Mailhot demande à Santé Québec Mauricie et Centre-du-Québec d’agir pour tenter de résoudre ce problème, elle rappelle que, dans la région, la rétention de main-d’œuvre pour les unités de naissance est un problème, citant notamment le cas de l’unité de La Tuque, fermée depuis le printemps.
Il doit y avoir une prévision de la main-d'œuvre, parce que des maternités, il y en aura toujours, des gens qui sont en invalidité, il y en aura toujours, explique-t-elle, ajoutant toutefois qu’on ne peut pas survivre avec du temps supplémentaire toujours régulièrement pour pallier.
Elle affirme qu’en raison de l’épuisement des infirmières et des hauts ratios patients-infirmières, la sécurité des patients pourrait être compromise.
Quand une maman vient d'accoucher, il faut qu'elle soit en sécurité, autant pour elle que pour son bébé, parce qu'il peut arriver toutes sortes de choses quand on vient accoucher. Ça ne veut pas dire que ça se passe naturellement et que tout va bien toujours. Parfois, malheureusement, il arrive des situations d'urgence, puis il faut être prêt, ajoute-t-elle.
Que faire pour régler ce problème? Mme Mailhot affirme que le gouvernement devra investir dans les soins.
Il faut investir en santé, il faut investir sur le plancher, en proximité des terrains pour, justement, que la situation soit meilleure, que les conditions soient meilleures et qu'il y ait plus de jeunes étudiantes qui soient intéressées à se tourner vers les soins infirmiers, dit-elle.
Santé Québec Mauricie et Centre-du-Québec n’a pas encore répondu à nos demandes d’entrevue.
D'après une entrevue à l'émission Toujours le matin


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