Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En voulant regrouper la paye de tous ses agents dans un seul logiciel, l’État a littéralement englouti 346 millions d’euros sans sortir une seule fiche

4 day_ago 59

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Sept ans de développement, 346 millions d’euros dépensés, et pas une seule fiche de paie éditée. C’est le bilan glaçant du programme ONP, l’Opérateur national de paye, un projet censé révolutionner la gestion des salaires de l’État et qui s’est achevé en 2014 sur l’un des fiascos informatiques les plus coûteux de l’administration française. La Cour des comptes, dans son rapport public annuel 2015, n’a pas mâché ses mots : elle évoque « l’un des projets informatiques les plus ambitieux et les plus coûteux lancés par l’administration dans la période récente », pour des résultats qualifiés de dérisoires.

À retenir

  • Pourquoi un projet « révolutionnaire » lancé sous Sarkozy s’est-il transformé en gouffre financier ?
  • Comment un taux de rotation de 60 % par an a-t-il sabordé une administration de 133 agents ?
  • Qui a-t-il fallu inquiéter pour engager des poursuites sur ces 346 millions disparus ?

Sommaire

  1. Une ambition démesurée née en 2007
  2. Un naufrage humain autant que technique
  3. 346 millions d’euros pour zéro fiche de paie
  4. Ce qu’il reste du fiasco, dix ans plus tard

Une ambition démesurée née en 2007

Tout commence sous la présidence de Nicolas Sarkozy, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques. L’idée paraît lumineuse sur le papier : au lieu de laisser chaque ministère gérer la paie de ses agents avec ses propres outils et ses propres règles, pourquoi ne pas créer un calculateur unique, centralisé, capable d’automatiser le versement des salaires pour l’ensemble de la fonction publique d’État ? Lancé en mai 2007 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, ce super calculateur de paie avait pour vocation de développer un système d’information unique de la paye pour plus de 2,4 millions d’agents de l’Etat. Un nouveau service à compétence nationale voit le jour pour porter le projet, avec un objectif chiffré et alléchant : réaliser 190 millions d’euros d’économies par an en supprimant 3800 postes affectés à la gestion de la paye dans les différents ministères.

Sur le plan technique, le montage repose sur un calculateur baptisé SI-Paye, qui devait être alimenté automatiquement par les systèmes d’information des ressources humaines de chaque ministère. Concrètement, chaque corps d’État aurait dû connecter son propre logiciel RH à cette plateforme centrale, qui aurait ensuite calculé et déclenché le versement des salaires. Séduisant sur le papier, ce mécanisme s’est heurté à un mur : la complexité inouïe des règles de rémunération dans la fonction publique française, où chaque statut, chaque corps, chaque prime obéit à sa propre logique. Une source proche du dossier résume la situation d’une phrase sans appel : le SI-Paye présentait, selon la Cour des comptes, une valeur d’usage nulle car aucun des ministères pilotes n’est en mesure de l’utiliser en conditions réelles.

Un naufrage humain autant que technique

Les chiffres du fonctionnement interne de l’ONP donnent le vertige et expliquent en grande partie l’échec. La Cour des comptes pointe une gouvernance à la dérive, minée par une instabilité chronique aux postes clés. La direction de l’opérateur a été fragilisée par une vacance de 25 mois du poste de secrétaire général et par l’instabilité de la fonction de chef du département informatique, avec quatre changements de responsable en cinq ans. Un chiffre résume à lui seul le chaos organisationnel : le taux de rotation des équipes a atteint le chiffre époustouflant de 60 % par an. Autant dire que personne ne restait suffisamment longtemps en poste pour maîtriser un projet d’une telle ampleur.

Cette instabilité s’est doublée d’un déficit chronique de compétences disponibles. Dix-huit postes restent vacants en moyenne sur un effectif théorique de 133 agents, un trou béant pour un programme censé rivaliser en complexité avec les plus gros systèmes d’information du pays. Ajoutez à cela une gouvernance interministérielle diluée, où personne n’assumait vraiment la responsabilité finale, et l’on comprend pourquoi le projet s’est enlisé année après année sans jamais franchir la ligne d’arrivée. Les magistrats de la Rue Cambon résument la cause profonde de l’échec en une formule cinglante : « l’ambition excessive du projet » conjuguée à une « gouvernance défaillante ».

346 millions d’euros pour zéro fiche de paie

Le couperet tombe en mars 2014. Le ministre du Budget confirme l’arrêt du développement, quelques semaines seulement après l’abandon d’un autre logiciel de paie tristement célèbre, Louvois, celui de l’armée. Le montant final des dépenses de l’ONP pour bâtir le SI-Paye et ses systèmes complémentaires a explosé tous les scénarios prévus : alors qu’elles étaient évaluées dans le pire des cas à 261 millions d’euros, elles se sont en réalité élevées à 291 millions d’euros. En intégrant les sommes engagées par les ministères pour tenter de raccorder leurs propres systèmes RH, la facture grimpe à 346 millions d’euros, un montant qui, ironie de l’histoire, reste inférieur aux prévisions les plus pessimistes uniquement parce qu’aucun ministère n’est jamais parvenu à finaliser sa connexion au système.

Le verdict de la Cour des comptes tient en une phrase que l’on pourrait qualifier d’historique dans les annales du gaspillage public : les logiciels acquis dans le cadre du programme ONP sont, pour l’essentiel, inutiles. sur les 346 millions engloutis, aucun n’a servi à verser le moindre euro de salaire à un fonctionnaire. Le programme visait à automatiser la paie de 2,7 millions d’agents ; il n’en a payé aucun. Comparons : cette somme aurait suffi à financer la construction de plusieurs collèges ou à couvrir plusieurs années de fonctionnement d’un hôpital de taille moyenne. Voilà ce que représente, concrètement, l’argent public parti en fumée pour un logiciel resté au stade de la théorie.

Ce qu’il reste du fiasco, dix ans plus tard

Dans le sillage de cet échec, l’État n’a pas totalement renoncé à moderniser la paie de ses agents. Un décret publié le jour même de la sortie du rapport de 2015 a créé un nouveau service, le Centre interministériel de services informatiques relatifs aux ressources humaines, chargé de reprendre le dossier avec une ambition plus mesurée, projet par projet plutôt que par une refonte unique et globale. Mais l’épilogue judiciaire de l’affaire est resté aussi frustrant que le projet lui-même : après trois années d’instruction, la Cour de discipline budgétaire et financière n’a pas pu engager de poursuites, faute de preuves suffisantes contre des responsables identifiables. Personne, en somme, n’a eu à rendre de comptes pour ces 346 millions d’euros disparus sans qu’une seule fiche de paie n’ait jamais été éditée par la machine censée les produire.

Sources : questions.assemblee-nationale.fr | lemondeinformatique.fr | snptes.fr

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway