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Le gouvernement du Québec a annoncé lundi un nouveau cadre réglementaire visant à faciliter les demandes pour la création de logements adaptés. Une modification qui plaît à un organisme de la Mauricie, qui pourrait en profiter pour créer plus de places dans ses bâtiments.
Avec le nouveau cadre réglementaire, les projets de logements qui offrent des services spécialisés, que ce soit en santé mentale, en toxicomanie ou en violence conjugale, s’effectueront à la fois aux deux ministères concernés, soit la Santé et l’Habitation, qui communiqueront ensemble à partir d’une seule demande.
Ce changement permet de mettre fin à un dédoublement pour les organismes qui font des demandes, ceux-ci devaient auparavant aller demander aux deux ministères, qui ne communiquaient pas ensemble, afin de réaliser leur projet.
Le gouvernement espère que ce changement raccourcira les délais, simplifiera le processus et offrira des balises claires aux organismes pour leur donner une planification du projet sur trois ans.
Bientôt la création d’autres J’ai mon appart'?
Depuis 2018, Michelle Lafontaine se bat pour créer des logements adaptés pour des personnes comme son fils Félix, qui vivent avec une déficience intellectuelle. Elle a fondé l’organisme J’ai mon appart', qui a ouvert en 2022 des logements pour 12 personnes ayant une déficience.
Son parcours a été long, elle a dû effectuer de nombreuses demandes de subventions, faire des collectes de fonds et aller cogner à la porte du gouvernement de nombreuses fois pour réaliser ce projet d’appartement adapté aux besoins de ces personnes.

J'ai mon appart' a été mis en fonction en 2022. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé
Mme Lafontaine espère que ces allégements réglementaires vont faciliter la vie aux personnes comme elle, qui souhaitent créer ce type de projet.
C'est le gouvernement qui reconnaît le modèle d'habitation. C'est très émouvant d'arriver à une journée comme celle-là, parce que c'est des initiatives qui étaient prises un peu partout au Québec par des parents, souvent des parents qui sont membres de conseil d'administration, qui ont investi du temps, beaucoup beaucoup de temps, puis qui ont eu de l'espoir pour leur enfant qui était devenu adulte, explique-t-elle.
Les organismes comme le sien demandent cependant davantage de financement du gouvernement pour concrétiser leurs projets. Une demande qui n'a, pour le moment, pas trouvé sa place dans l'annonce du nouveau cadre réglementaire.

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Le reportage d'Alexandra Fortin
Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé


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