Billetterie, restauration, hébergement, activités touristiques… En rassemblant des millions de personnes lors de leur tournée, les stars de la chanson ont un pouvoir dopant sur l’activité économique. Avec les 10 dates à Paris annoncées par Céline Dion, les retombées économiques peuvent être colossales.

Kevin Nectoux - Aujourd'hui à 08:30 | mis à jour aujourd'hui à 08:40 - Temps de lecture :

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« J’irai où tu iras, qu’importe [le prix de] la place, qu’importe l’endroit ! » Les fans de Céline Dion vont suivre assidûment le refrain de son tube intemporel. En annonçant 10 concerts à Paris, la diva québécoise va assurément provoquer un afflux de centaines de milliers de fans sur la capitale française à l’automne. Ce qui se révèle aussi être une bonne nouvelle pour l’activité économique.

Les tournées des stars de la musique sont en effet des carburants pour l’économie. L’exemple le plus flagrant de ces dernières années est The Eras Tour de la chanteuse américaine Taylor Swift. En réalisant 149 concerts, la popstar a généré plus de deux milliards de recettes, d’après le magazine spécialisé Pollstar. Un record !

Suivre le train de Rosalia

Mais, outre les recettes de la billetterie, ses shows ont également dopé l’économie de la cinquantaine de villes qu’elle a traversées. Le site gouvernemental américain Share america précise, par exemple, qu’« en juillet 2023, les deux représentations de la chanteuse américaine à Denver ont ajouté environ 140 millions de dollars au PIB de l’État du Colorado. Et à Seattle, ses deux représentations ont permis aux hôtels et aux restaurants de la ville de battre un record, avec 7,4 millions de dollars de recettes générées en un seul jour ».

Son passage à Lyon, les 2 et 3 juin 2024, avait aussi engendré d’importantes retombées économiques : le taux d’occupation des hôtels de toute la métropole a dépassé les 90 % et le chiffre d’affaires des restaurateurs lyonnais avait grimpé de 50 % lors de ce week-end, selon le magazine Capital. Plus récemment, C’est l’artiste espagnole Rosalía qui a donné un coup de pouce au secteur ferroviaire lors de ses représentations à Lyon et Paris à la mi-mars.

La plateforme de réservation Trainline a observé une augmentation substantielle des réservations depuis plusieurs villes françaises et européennes, correspondant aux prestations de la chanteuse. Ainsi, Lyon a enregistré une hausse de 21 % des voyageurs en train les 15 et 16 mars par rapport au week-end précédent, tandis que Paris en a attiré 89 % de plus depuis Lille, 66 % depuis Poitiers ou encore 62 % depuis Genève, du 18 au 20 mars.

Un milliard d’euros de recettes

Un autre exemple éloquent est celui de la chanteuse Beyoncé. Ses trois concerts au Stade de France à l’été 2025 ont rapporté 250 millions d’euros à la France. Alors comment ne pas imaginer "un effet Céline" sur l’économie française à la rentrée 2026 ? Le 26 mars dernier, alors que les rumeurs enflaient sur le retour de la chanteuse québécoise, la journaliste économie et consommation, Maud Descamps, a avancé sur le plateau de TF1 le chiffre d’un milliard d’euros de recettes pour l’Hexagone avec cette tournée parisienne, sans toutefois détailler son calcul. Mais en s’installant à Paris La Défense Arena, avec une capacité de 40 000 personnes par soir, pendant plus d’un mois, Céline Dion va nécessairement booster l’activité économique, d’autant plus que le prix des billets s’annonce très élevé (à partir de 200 euros, selon certains médias).

Le prix des places pour les concerts à La Défense Arena s’annonce très élevé.  Photo Sipa/Robbie Stephenson

Le prix des places pour les concerts à La Défense Arena s’annonce très élevé.  Photo Sipa/Robbie Stephenson

Mais assister à un concert engendre aussi de nombreuses dépenses annexes : déplacement, hébergement, restauration, goodies… Certains pourraient être même tentés de profiter de l’événement pour visiter la capitale et ses attractions touristiques. Encore faut-il avoir une place et là les fans n’ont plus qu’à faire leur Prière païenne.

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