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Interrogée à propos des commentaires de David Eby sur les indépendantistes, la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, a déclaré qu’elle ne souhaitait pas « marginaliser 1 million de ses concitoyens qui ont des plaintes légitimes ».
Le premier ministre de la Colombie-Britannique avait qualifié de trahison les rencontres que les séparatistes ont eues avec l'administration américaine, notamment pour avoir demandé de l'aide dans un pays étranger afin de diviser le Canada .
Danielle Smith précise que, pour répondre à ce groupe d’indépendantistes, il faut donner de l’espoir aux Albertains et leur montrer avec des actions concrètes que le Canada peut fonctionner.
Elle ajoute que la signature du protocole d’accord énergétique ainsi que les travaux du Conseil de la fédération sont des gestes qui montrent les bienfaits de l’État fédéral.
J’ai toujours été clair que moi et le caucus du Parti conservateur uni appuyons une Alberta forte et souveraine dans un Canada uni. Mais il faut être réaliste. En 10 ans de gouvernement de Justin Trudeau [...] notre économie, nos compétences provinciales et nos libertés ont été attaquées.
David Eby répondait à un article du Financial Times publié mercredi expliquant que l’Alberta Prosperity Project (APP), un groupe qui milite pour l’indépendance de l’Alberta, aurait rencontré des membres de l’administration Trump et de divers départements américains.
Toujours selon l’article, le groupe tenterait d’obtenir un crédit de 500 milliards de dollars du Département du Trésor des États-Unis advenant le déclenchement d’un référendum.
Le Département du Trésor a refusé de commenter.
Cependant, une source proche du Département atteste que le secrétaire du Trésor, Scott Bessent, n'appuyait pas ou ne s’opposait pas au mouvement pour l’indépendance de l’Alberta et que l’Alberta peut améliorer ses relations avec les États-Unis tout en restant une province.
Ni Scott Bessent ni les hauts fonctionnaires du Trésor ne sont au courant de toute proposition relative à une demande de crédit pour l’Alberta et le Trésor n’a pas l’intention de s’engager dans cet enjeu, clame la source.
L’APP n’a pas répondu aux demandes d'entrevue de Radio-Canada.
Réaction des oppositions
Naheed Nenshi, chef de l’opposition de l’Alberta, a affirmé que la nouvelle des négociations entre l’APP et le gouvernement américain est extrêmement inquiétante et inacceptable.
Selon le chef des néo-démocrates, les Albertains sont fiers d’être Albertains et Canadiens, ces gens n’ont pas l’autorité de négocier avec d’autres pays.
C’est la faute de Danielle Smith. Elle a provoqué cette situation,en étant complaisante avec les séparatistes, en les cajolant, en se rapprochant de Trump et de ceux qui veulent que l’Alberta soit le 51e État. Elle a causé cela pour obtenir des gains politiques.

Le chef de l'opposition albertaine, Naheed Nenshi, s'oppose fortement au mouvement séparatiste. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Manuel Carrillos Avalos
Le chef du Parti républicain de l’Alberta (RPA), Cameron Davies, indique lui aussi avoir rencontré des gens de l’administration américaine comme des amis de l’administration, des collègues qui ont siégé et qui siègent actuellement au Congrès .
Même si l’APP et le RPA partagent le même objectif, soit l’indépendance de l’Alberta, ils agissent séparément.
Cameron Davies affirme avoir rencontré des représentants officiels afin de savoir si les États-Unis reconnaîtraient une Alberta indépendante advenant une victoire du camp indépendantiste et si [Washington] souhaitait entamer une conversation sur le libre-échange le cas échéant.
Or, le leader du parti indépendantiste ne croit pas que les États-Unis devraient avoir un rôle à jouer dans une campagne référendaire.
Ce choix devrait être laissé aux Albertains et seulement aux Albertains. On ne souhaite pas voir d’influence de pays étrangers, d’autres provinces [...] ou du fédéral.
Il encourage, dit-il, les membres et les sympathisants de son parti à s’impliquer dans le processus de pétitions qui a lieu présentement.
Cameron Davies juge les propos de la Colombie-Britannique déplacés. Il s'attaque seulement à ceux qui veulent l’indépendance de l'Alberta, mais il ne parle pas du Parti québécois, qui devrait remporter une majorité qualifiée plus tard cette année, dit-il.

Si l'Alberta devient indépendante, dit Cameron Davies, elle cherchera à obtenir la reconnaissance des États-Unis, mais aussi d'autres pays potentiellement alliés. (Photo d'archives)
Photo : (Jeff McIntosh/The Canadian Press)
Le RPA et l’APP attestent tous les deux entretenir des relations avec le PQ.
Des commentaires à dimensions partisanes
Le professeur en sciences politiques à l'Université de l'Alberta, Frédéric Boily, mentionne que la critique de David Eby peut être justifiée, mais qu’il y a quand même une dimension partisane.
Depuis que le protocole d’accord [énergétique] a été signé entre l’Alberta et le gouvernement fédéral, M. Eby s’est retrouvé un peu hors jeu. En faisant ce qu’il a fait [...] il se retrouve à mettre de la pression sur Danielle Smith.
Selon lui, la manœuvre du premier ministre Eby pourrait viser à envoyer le message que, tant que le problème du séparatisme ne sera pas réglé, on ne pourra pas négocier la construction d’un projet de pipeline.


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