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Deux équipes d'athlètes de la Mauricie prendront part au Championnat du monde de bateau-dragon à Taïwan du 29 août au 6 septembre prochains. L’une est composée principalement de rameuses et l’autre regroupe notamment des personnes en situation de handicap.
Du côté de la première formation baptisée Kerozen, elle rassemble 23 athlètes âgés de plus de 40 ans. Pour ces rameuses, ce sera le point culminant de mois, voire d’années d’efforts et de sacrifices.
En effet, leur quotidien est bien rempli : elles occupent des professions variées, exerçant notamment comme médecins, enseignantes, psychologues ou entrepreneures.

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Le reportage de Charles Boisvert.
Photo : Radio-Canada / Gabriel Claveau
Cette compétition concrétise leurs nombreux efforts et sacrifices, tant individuels que collectifs. Le défi revêt d’ailleurs une portée toute particulière en raison du lieu où il se déroule, puisque le bateau-dragon y a une grande valeur symbolique.
Une équipe aux multiples défis
L’équipe Paracuda, composée de personnes en situation de handicap, s’envole pour l’Asie le 25 août prochain. Les athlètes auront du temps, avant le début des compétitions, pour s’acclimater au décalage horaire, en plus de tester les embarcations utilisées pour la compétition, qui sont différentes de celles utilisées ici au Québec.
Il n’est pas rare que l’on voie des équipes chavirer lorsqu’elles ne se sont pas complètement acclimatées à l’embarcation, fait comprendre l’entraîneur en chef, Simon Lamy.
Il souligne en outre qu’une adaptation additionnelle est requise, puisque plusieurs membres du groupe vivent avec une mobilité réduite.
Dans notre équipe, on a une personne sourde, une personne paraplégique. On a également à une personne qui a subi un AVC, deux personnes avec un trouble psychologique, d’autres qui sont sur le spectre de l’autisme , a précisé ce dernier à l'émission Toujours le matin.
Un accomplissement inattendu
Pour l’une des athlètes, Kathleen Pinard, participer aux championnats du monde relevait même d’un rêve inaccessible.
Encore moins depuis que j’ai fait une hémorragie au cerveau , précise celle qui pratiquait le sport avant ses ennuis de santé.
Son parcours représente celui d’une combattante. C’est avec beaucoup d’essai et erreur qu’elle a réussi à trouver la façon de pratiquer le sport qu’elle aime, adapté à sa nouvelle réalité physique.
Pour Kathleen, cette réalisation s’accompagne d’un sentiment de fierté qu’elle partage avec son équipe. On relève chacun nos défis, bien accompagnés par les uns et les autres , dit-elle.
L’entraîneur et l’athlète s’accordent à dire que la complémentarité de leurs défis respectifs constitue le cœur du succès de la formation. Créée il y a seulement quelques années, l’équipe a gravi les échelons à un rythme impressionnant jusqu’à décrocher sa qualification pour les Championnats du monde.
En effet, formée il y a seulement quelques années, l’équipe a gravi rapidement les échelons jusqu’à se qualifier pour les Championnats du monde.
D’après une entrevue à l’émission Toujours le matin


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