Avec un gazole qui avoisine les 2,40 €/l fin septembre, rouler au gazole devient un luxe. Résultat : les véhicules diesel mettent plus de temps à se vendre et subissent une pression accrue sur les prix. Alors, est-ce la fin du Diesel en occasion? Est encore possible de vendre une voiture Diesel d’occasion? Une étude de marché d’Indicata répond à ces questions.

Nicolas LAPERRUQUE - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :

  • Avec un litre de gazole à 2,40€/litre, rouler au Diesel est devenu, pour le mois, courageux. Dans ces conditions, nombreux acheteurs de véhicules d’occasion évaluent leurs critères d'achat. Résultat : les véhicules diesel mettent plus de temps à se vendre et subissent une pression accrue sur les prix. Au point de remettre en cause le Diesel? Photo Adobe Stock

    Avec un litre de gazole à 2,40€/litre, rouler au Diesel est devenu, pour le mois, courageux. Dans ces conditions, nombreux acheteurs de véhicules d’occasion évaluent leurs critères d'achat. Résultat : les véhicules diesel mettent plus de temps à se vendre et subissent une pression accrue sur les prix. Au point de remettre en cause le Diesel? 

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  •  “Le prix à la pompe influence immédiatement les arbitrages. Mais cette réaction ne signifie pas que les besoins des acheteurs ont changé durablement. Nous observons une pression largement conjoncturelle, dont les effets varient selon l’âge, le segment et le prix du véhicule” explique Yoann Taitz, Responsable Régional des Forecasts et Expert Marché chez Indicata.Photo Adobe Stock

    Pour Indicata, qui publie son analyse : “Le prix à la pompe influence immédiatement les arbitrages. Mais cette réaction ne signifie pas que les besoins des acheteurs ont changé durablement. Nous observons une pression largement conjoncturelle, dont les effets varient selon l’âge, le segment et le prix du véhicule” explique Yoann Taitz, Responsable Régional des Forecasts et Expert Marché chez Indicata.

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  • Les données d'Indicata montrent qu'en juin, lorsque l'essence et le gazole sont repassés sous le seuil des 2 €/l, les ventes de véhicules d'occasion ont rebondi respectivement de 21% et 29% par rapport au mois précédent. “Le passage sous les deux euros semble redonner de l’air aux achats. À l’inverse, lorsque le gazole devient sensiblement plus cher que l’essence, le diesel est davantage pénalisé. Cette réactivité renforce notre lecture conjoncturelle du phénomène”, souligne Yoann Taitz.Photo Adobe Stock

    Les données d'Indicata montrent qu'en juin, lorsque l'essence et le gazole sont repassés sous le seuil des 2 €/l, les ventes de véhicules d'occasion ont rebondi respectivement de 21% et 29% par rapport au mois précédent. “Le passage sous les deux euros semble redonner de l’air aux achats. À l’inverse, lorsque le gazole devient sensiblement plus cher que l’essence, le diesel est davantage pénalisé. Cette réactivité renforce notre lecture conjoncturelle du phénomène”, souligne Yoann Taitz.

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Avec un litre de gazole à 2,40€/litre, rouler au Diesel est devenu, pour le mois, courageux. Dans ces conditions, nombreux acheteurs de véhicules d’occasion évaluent leurs critères d'achat. Résultat : les véhicules diesel mettent plus de temps à se vendre et subissent une pression accrue sur les prix. Au point de remettre en cause le Diesel? 

Pour Indicata, qui publie son analyse : “Le prix à la pompe influence immédiatement les arbitrages. Mais cette réaction ne signifie pas que les besoins des acheteurs ont changé durablement. Nous observons une pression largement conjoncturelle, dont les effets varient selon l’âge, le segment et le prix du véhicule” explique Yoann Taitz, Responsable Régional des Forecasts et Expert Marché chez Indicata.

Des acheteurs très sensibles au prix du carburant

Les données d'Indicata montrent qu'en juin, lorsque l'essence et le gazole sont repassés sous le seuil des 2 €/l, les ventes de véhicules d'occasion ont rebondi respectivement de 21% et 29% par rapport au mois précédent. “Le passage sous les deux euros semble redonner de l’air aux achats. À l’inverse, lorsque le gazole devient sensiblement plus cher que l’essence, le diesel est davantage pénalisé. Cette réactivité renforce notre lecture conjoncturelle du phénomène”, souligne Yoann Taitz.

De plus en plus de temps pour vendre un Diesel

Cette sensibilité se retrouve dans l'évolution du Market Days Supply (MDS), indicateur mesurant le nombre de jours nécessaires pour écouler un stock au rythme actuel des ventes. Depuis janvier, le MDS du diesel est passé de 71 à 88 jours. En clair, il faut désormais 17 jours de plus pour vendre une voiture Diesel. Dans le même temps, celui de l'essence a progressé plus modérément, de 80 à 83 jours. Les Diesel souffrent davantage.

Moins d'offres

Cette dégradation intervient dans un marché dont l’approvisionnement s’est profondément transformé. Le recul des immatriculations diesel en neuf depuis plusieurs années réduit progressivement les volumes susceptibles d’alimenter le marché de l’occasion. Si personne n’achète de voitures neuves Diesel, il sera compliqué d’en trouver quelques années plus tard sur le marché de l’occasion.

Face à cette offre qui se contracte, une clientèle demeure, notamment pour les usages routiers. “Le diesel est pénalisé à court terme par le carburant, mais soutenu structurellement par la raréfaction de l’offre. La demande ne disparaît pas au même rythme que les arrivées de véhicules. Cela contribue à limiter la baisse des prix”, analyse Yoann Taitz.

Le prix des voitures Diesel s'écroule ?

Depuis janvier, l'indice de prix du diesel ne recule que de 2,54 %, contre 1,50 % pour l'essence. Dans plusieurs groupes de segments étudiés, les prix moyens des diesels de 36 mois et 45 000 km en moyenne restent même proches ou au-dessus de leur niveau de janvier. “Ces observations demeurent sensibles à la composition de l’offre, mais ne décrivent pas un effondrement.” explique Indicata.

Les prix du Diesel profitent à l’électrique?

Evidemment le grand vainqueur de l’augmentation du prix des carburants est l’électrique. Depuis janvier le prix moyen d’une voiture électrique d’occasion progresse de 6,77%. Néanmoins, plusieurs signaux appellent à la prudence. Selon les chiffres de l’étude, il n’est pas plus rapide de revendre une voiture électrique aujourd’hui. Le MDS des véhicules électriques atteint désormais 76 jours, contre seulement 42 jours en avril. Les vendeurs de modèles récents seraient même obligés de baisser les prix.

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