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Au cinquième jour du procès de Nicolas Isabelle et Simon Garceau pour agression sexuelle de groupe, la défense devait commencer à présenter sa preuve. L’avocate qui représente Simon Garceau a plutôt déposé une requête en non-lieu, une démarche demandant de mettre fin aux procédures contre son client en raison d’une absence totale de preuves ou d’éléments essentiels. Cette requête a toutefois été rejetée par le juge.
Une requête en non-lieu est formulée lorsqu’il y a absence totale de preuve. Il n’y a pas absence totale de preuve , mentionne le juge citant l’épisode de la tape dans la main, qu’il estime être une manifestation d’accord de la part de l’accusé Garceau.
Il s’agit selon le juge Jacques Trudel d’une preuve circonstancielle recevable et qui pourrait être suffisante pour qu’un jury convenablement instruit en droit trouve coupable monsieur Garceau. Et c’est ça, le test.
La victime n'aurait pas vu le visage d'un des accusés
L'avocate de Simon Garceau, Me Florence Roy, avait affirmé que rien dans la preuve présentée par le DPCP depuis le début du procès ne permet de confirmer la présence de son client le soir des évènements allégués.
Durant son témoignage, la présumée victime a clairement identifié Nicolas Isabelle et Yannick Béland comme étant deux des trois hommes qui l’auraient violé.

Simon Garceau est un des coaccusés du procès pour agression sexuelle de groupe. (Photo : 17 août 2026)
Photo : Radio-Canada / Jonathan Roberge
Le troisième homme serait arrivé par-derrière, lui aurait baissé le pantalon avant de la pénétrer de force. Elle dit qu’elle n’a pas été en mesure de voir son visage. Ce n’est que dans les mois suivants qu’elle aurait apprise qu’il s’agissait vraisemblablement de Simon Garceau. Elle dit ne l’avoir jamais revu avant le début des procédures judiciaires.
La plaignante dit avoir appris qu’il s’agissait de Simon Garceau grâce à des démarches qui sont arrivées plus tard, à l’extérieur des évènements. Ce qui aurait permis de l’identifier n’a jamais été mis en preuve dans ce procès. Personne n’est venu témoigner que Simon Garceau était la troisième personne, ni même qu’il était présent sur place ce soir-là , a plaidé Me Florence Roy.
Le directeur aux poursuites criminelles et pénales a répliqué qu’une preuve circonstancielle a bel et bien été présentée. Dominic Thibault, ami de longue date de Nicolas Isabelle et Simon Garceau, a raconté jeudi avoir été témoin d’une manifestation de joie où Nicolas Isabelle, en présence de Simon Garceau et Yannick Béland s’est réjouie d’avoir eu une relation sexuelle de groupe avec la présumée victime. Les trois hommes se seraient ensuite tapés dans la main.
Me Florence Roy argumentait qu'une simple tape dans la main ne peut pas confirmer que son client est le troisième homme impliqué dans l’évènement. Qu’il peut, par exemple, avoir frappé dans la main pour féliciter ses deux amis. Elle a mentionné que ces paroles pourraient aussi faire référence à une autre relation de groupe, consentante, survenue avant l’agression présumée et que le témoin Dominic Thibault n’a pas été en mesure de la situer précisément dans le temps.
La procureur aux poursuites criminelles et pénales a mentionné que ce scénario ne peut tenir la route, étant donné que la présumée victime ne connaît pas Simon Garceau. Elle a soumis au juge qu’une relation antérieure impliquant les quatre personnes était donc à exclure de sa réflexion.
Le procès est ajourné et va reprendre le 28 septembre


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