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France 18/01/2026 11:24 Actualisé le 18/01/2026 11:35
Un rapport de l’Inspection générale de la Justice pointe un « impensé organisationnel » en 2010 qui a eu de graves conséquences.

BENOIT PEYRUCQ / AFP
Viols de Mazan : ce document judiciaire ignoré qui aurait pu éviter le calvaire de Gisèle Pelicot
EN BREF • Un rapport de l’Inspection générale de la Justice révèle qu’un document produit en 2010 aurait pu éviter les viols de Gisèle Pelicot par son mari.
• L’ADN de Dominique Pelicot, lié à une tentative de viol, n’a pas été traité correctement par la justice.
• Un « impensé organisationnel » a conduit à des conséquences graves, soulignant des failles dans le système judiciaire.
L’horreur n’aura tenu qu’à une petite lettre. Le calvaire de Gisèle Pelicot infligé par son mari Dominique pendant dix ans aurait pu être évité si la machine judiciaire avait fonctionné correctement. C’est ce que dit un rapport de l’Inspection générale de la Justice, qui doit être rendu public lundi 19 janvier et que franceinfo a pu consulter avant sa publication ce dimanche. D’après ce document, une pièce capitale dans une autre affaire aurait dû être examinée par des magistrats et cela aurait très probablement mené à l’interpellation de Dominique Pelicot, 14 ans avant son procès retentissant.
En effet, en 1999 en Seine-et-Marne une enquête pour tentative de viol est ouverte. Le suspect n’est pas identifié. Mais le 30 juillet 2010, Dominique Pelicot est surpris en train de filmer avec une caméra-stylo sous les jupes de clientes dans un supermarché dans ce même département. Alors qu’il est en garde à vue, son ADN est prélevé et il s’en tire avec une amende de 100 euros.
Or voilà : son empreinte génétique colle avec celle enregistrée dans le Fichier national pour la tentative de viol de 1999. La police scientifique transmet alors l’information à la justice. Le parcours criminel de Dominique Pelicot aurait pu s’arrêter là. Mais non.
Un « impensé organisationnel » aux graves conséquences
Car cette information a été transmise par courrier, et celui-ci sans accusé de réception, n’est jamais arrivé ou n’a du moins pas été traité par le paquet de Meaux qui gérait l’enquête sur la tentative de viol.
Selon le rapport de l’Inspection générale de la Justice qui cite un magistrat en poste pendant cette période, le parquet de Meaux était à cette époque-là en pleine réorganisation. Avec des dossiers en pagaille, des pièces « disparaissaient régulièrement ».
l’Inspection générale de la Justice dit pourtant dans cette histoire ne pas pouvoir conclure « avec certitude » à un dysfonctionnement. Elle en pointe toutefois un plus général dans le traitement judiciaire de ces empreintes génétiques puisque la justice n’a même pas versé au dossier l’ADN de Dominique Pelicot. Un « impensé organisationnel », appelle-t-on cela en langage administratif, souligne franceinfo.
Les viols de Gisèle Pelicot organisés par son mari ont commencé l’année suivant cette erreur, en 2011. En plus de sa condamnation en décembre 2024 à 20 ans de prison pour viol aggravé, il est également mis en examen pour deux autres affaires criminelles : le viol et le meurtre de Sophie Narme en 1991 dont il conteste son implication et la tentative de viol en 1999. Sur ce dossier, il a reconnu une partie des faits.


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