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Un procès de cinq jours a débuté lundi matin au Palais de Justice de Rivière-du-Loup. Simon Carrier, policier à la Sûreté du Québec, fait face à deux chefs d'accusation.
Il est accusé d’avoir sciemment distribué ou rendu accessible une ou plusieurs images intimes de quatre femmes sans leur consentement.
L’homme de 43 ans, affecté notamment au poste du Témiscouata, est également accusé d’avoir subrepticement observé [ces femmes] qui se trouvaient dans des circonstances pour lesquelles il existait une attente raisonnable de protection en matière de vie privée.
Les actes reprochés auraient été commis à Témiscouata-sur-le-Lac, La Romaine, Rimouski et ailleurs dans la province.
Selon les témoignages entendus, il aurait exhibé à des collègues des vidéos et des photos extraites d'un cellulaire obtenues dans le cadre d'une de ses enquêtes, et partagé l'identité des personnes dénudées, qui s'adonnaient notamment à des actes sexuels.
La défense, pour sa part, a demandé aux témoins s'il était fréquent de consulter ses collègues sur des éléments d'enquête.
S'il est reconnu coupable, le Code criminel prévoit une peine d’emprisonnement pouvant jusqu’à 10 ans.
La cause est frappée d'une interdiction de non-publication de toutes informations qui pourraient permettre d'identifier les plaignantes ou les témoins dans ce dossier.
Simon Carrier a déjà eu des démêlés avec la justice pour des actes criminels posés dans le cadre de ses fonctions lorsqu’il travaillait pour la SQ sur la Côte-Nord. Il avait alors reçu l’absolution conditionnelle assortie de 150 heures de travaux communautaires.


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