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La Ville de Sherbrooke va de l’avant avec une hausse de 59 dollars de la taxe sur l’immatriculation des véhicules de promenade pour assurer le maintien de son service de transport collectif.
Ainsi, la taxe bondira de 34,75 dollars à 93,75 dollars dès le 1er janvier.
Le réseau de transport en commun doit composer avec un manque à gagner de 7,6 millions de dollars (nouvelle fenêtre), en raison des coupes budgétaires annoncées par Québec pour le Programme d’aide au développement du transport collectif et le Programme d’aide au transport adapté.
La hausse de la taxe permettra uniquement de maintenir les services au même niveau que l’année 2026, sans bonification envisageable, note la mairesse de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau.
La Ville devra forcément négocier avec le nouveau gouvernement pour obtenir un financement accru et prévisible, ajoute-t-elle. Autrement, le réseau de transport collectif sera beaucoup trop déficitaire.
Ça va être catastrophique. C’est inconcevable. Il faut trouver une solution avec le nouveau gouvernement.
En juillet dernier, les élus avaient déjà consenti à augmenter la taxe sur l’immatriculation des véhicules de promenade, étant donné que le montant doit être transmis à la Société de l’assurance automobile du Québec au plus tard le 1er octobre.
La décision a été adoptée en séance de conseil municipal mardi soir.
La balance va être compensée par les surplus qu’on avait toujours dans les coffres de la STS avec l’aide COVID-19, précise la déléguée à la mobilité durable, Geneviève La Roche.
Par contre, il faut savoir qu’en 2028, il va rester zéro surplus. C’est un autre défi qui s’annonce à nos portes s’il n’y a pas de changement majeur du gouvernement du Québec.
Les surplus de la STS s’élèvent à environ quatre millions de dollars, confirme-t-elle.
Un cadeau de Québec
Bien que le réseau de transport collectif de Sherbrooke souffre des coupes budgétaires de Québec, la réduction des droits d’immatriculation annoncée par le gouvernement Fréchette, pour pallier l’inflation, atténue l’impact financier sur les usagers de la route.
Depuis le 1er septembre, des automobilistes bénéficient d’une réduction de 50 dollars au renouvellement de l’immatriculation d’un véhicule de promenade.
La mesure abaisse donc la facture des Sherbrookois à neuf dollars. Un cadeau pour les élus qui adoptent à contrecœur l’augmentation de la taxe sur l’immatriculation des véhicules de promenade.
Je déplore qu’on en arrive là, vraiment. On avait vraiment l’espoir d’être entendus. Force est de constater qu’on a pas été entendu par le gouvernement, se désole Christelle Lefèvre, conseillère du district de Saint-Élie.
Paul Gingues, conseiller du district de l’Université, s’indigne aussi. Le besoin est grandissant. On est en croissance.
C’est d’ailleurs ce que Geneviève La Roche dénonce. Simplement maintenir les services représente un important recul pour la déléguée à la mobilité durable.

«Chaque fois qu'on ajoute du service, on a une augmentation de l'achalandage», souligne Geneviève La Roche.
Photo : Radio-Canada / Eli Chamberland
On a travaillé tellement fort dans les dernières années pour devenir plus performant [...] On s’en allait vers le mieux.
L’achalandage est tellement important que les chauffeurs sont parfois forcés de laisser des utilisateurs à la rue, faute d’espace dans leur autobus, raconte la conseillère municipale. Pour nous, c’est assez dramatique si on ne peut pas reprendre le rythme de croisière.
La conseillère du district du Pin-Solitaire, Pascale Larocque, inscrit toutefois sa dissidence. Elle estime que le montant nécessaire pour pallier le déficit du réseau de transport en commun aurait pu se dénicher ailleurs.


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