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«Trop riches pour être aidés, trop pauvres pour s’en sortir» : la colère de la classe moyenne marseillaise face au coût du carburant

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Publié le 03/04/2026 à 08:12 - Mis à jour le 03/04/2026 à 08:12

À Marseille, la flambée des prix du carburant ravive le malaise de la classe moyenne. [Mathieu Thomasset / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

À Marseille, la flambée des prix du carburant ravive le malaise de la classe moyenne. Entre aides jugées insuffisantes et sentiment d’injustice fiscale, la colère monte face à un quotidien de plus en plus contraint.

"Trop riches pour être aidés, trop pauvres pour s’en sortir". La formule s’installe dans le débat public et résume à elle seule le malaise d’une partie grandissante de la population : la classe moyenne. 

À Marseille, ce sentiment d’abandon est bien présent, notamment face à l’explosion des dépenses liées au carburant. Thierry, technicien pour une collectivité territoriale et père de famille, voit son budget essence grimper sans bénéficier d’aucun soutien. 

"Avec tous les impôts qu’on paye, j’espère qu’on a de l’argent, mais c’est mal redistribué", déplore-t-il au micro d'Europe 1. Pour lui, le calcul est simple : malgré des revenus supérieurs à certains bénéficiaires d’aides, les charges accumulées laissent peu de marge. "À l’arrivée, je ne sais pas si on équilibre vraiment", a-t-il ajouté.

"Je peste parce que je trouve que l’argent est mal géré"

Même constat du côté de Bérangère, soignante à domicile. Chaque mois, elle consacre environ 200 euros à son carburant, sans aide significative. "Je peste parce que je trouve que l’argent est mal géré", lâche-t-elle, évoquant notamment la hausse des indemnités parlementaires. 

"Il y a eux, puis il y a les autres", a-t-elle résumé. Sur le terrain, le sentiment d’injustice est largement partagé. Michel, artisan taxi, dépense jusqu’à 1.000 euros par mois pour faire rouler son véhicule. "Je ne pense pas qu’ils prennent la voiture tous les jours", critique-t-il à propos des responsables politiques. "C’est un stress constant", a ajouté le chauffeur de taxi.

Au-delà des décisions gouvernementales, certains pointent également la responsabilité des compagnies pétrolières et leur politique tarifaire. Mais pour beaucoup, le cœur du problème reste ailleurs : dans une redistribution jugée inéquitable, où ceux qui "font tourner le pays" ont le sentiment d’être les grands oubliés. 

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