NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La programmation extérieure des 37es Francos de Montréal démarre vendredi avec une touche d’exotisme additionnelle : cette affiche compte davantage de noms méconnus que par les années précédentes. Après avoir eu la main heureuse ces dernières années en révélant au public montréalais les talents, immenses, de Zaho de Sagazan puis, l’année dernière, de Theodora, les programmateurs du festival invitent cette année un nombre record de nouveaux talents européens, ce qui donne une image de la nouvelle pop et variété française, estime Maurin Auxéméry, directeur de la programmation du festival.
Cette affiche sent la grosse pop française, mais dit aussi quelque chose des habitudes d’écoute des mélomanes d’ici, avance même Auxéméry : « Les Francos, ça reflète aussi un peu ce qui se passe ici, à Montréal », en matière de bouillonnement musical. « On bénéficie d’un mélange incroyable de cultures différentes, et ce, depuis longtemps. Moi-même, je suis de cette immigration, arrivé ici il y a une vingtaine d’années ; j’ai continué à me tourner vers les médias français, belges, suisses, comme plein d’autres établis au Québec, de France, de l’Afrique de l’Ouest, des Antilles… Toutes ces influences culturelles nourrissent Montréal et je pense que la programmation des Francos en est le reflet. »
Ils se nomment Danyl, St Graal, Myra, Luiza, Zélie, Georgio, LinLin, la majorité invitée à se produire sur des scènes extérieures. Le Devoir a compté une vingtaine de ces « émergents » français, notre calcul excluant évidemment les artistes établis tels Julien Clerc, Laurent Voulzy et les rappeurs Orelsan et Disiz.
« Il y a 10 % plus d’artistes de la francophonie [hors Québec] que l’année dernière », confirme Maurin Auxéméry. La somme des nouveaux noms à découvrir est la caractéristique distinctive de cette édition des Francos.
Se reconnaître dans la programmation
L’équipe de programmation s’est donné l’objectif de garnir le quart de l’affiche avec des talents « internationaux », explique le directeur. « Parce qu’il se fait de la bonne musique en français un peu partout sur la planète — aux Francos, ce ne sont pas que des artistes de France », soutient-il en mentionnant les légendes guadeloupéennes du zouk Kassav’ ou encore le jeune trio réunionnais P.L.L., stars du shatta, cette interprétation antillaise (francophone, le style est né en Martinique il y a une décennie) du dancehall jamaïcain, qui gagne en popularité en France métropolitaine.
Cette volonté affichée de diversifier l’affiche des Francos est née d’un constat — un « déclic », raconte le directeur : le concert qu’a donné Soolking, rappeur et chanteur français né en Algérie, à la place des Festivals lors des Francos 2023. « On s’est alors dit : “OK, il y a vraiment beaucoup de gens qui ont envie de se reconnaître dans la programmation des Francos — et ces gens ne sont pas des étrangers, ils sont d’ici, ils sont Montréalais.” C’est pour ça qu’on veut toucher à tous ces genres musicaux différents. »
Se cache-t-il sur l’affiche une future grande star, une Zaho de Sagazan, une Theodora, consacrée lors de la dernière cérémonie des Victoires de la musique en février dernier (Révélation féminine de l’année, Album de l’année pour MEGA BBL, entre autres) ? « Probablement pas, reconnaît Auxéméry. Mais est-ce qu’on assiste à l’envol de la carrière de Danyl, du rappeur Ino Casablanca ? Oui — Casablanca commence à vendre des Zénith [réseau de salles importantes en France] et il va remplir chez nous le Club Soda. On n’aura pas des Theodora chaque année, mais on trouvera toujours les artistes qui montent », dit le directeur, en mentionnant la présence de la chanteuse pop Luiza, qui détient un des plus importants succès radio de la dernière année en France avec Soleil bleu (plus de 46 millions d’écoutes en un an sur YouTube).
Bien que les Européens grugent de l’espace de scène, le talent québécois émergeant demeure majoritaire sur l’affiche : un peu moins d’une cinquantaine de jeunes projets sont conviés à la fête, des punks de Béton Armé à l’indie-rock de Malaimé Soleil, en passant par la rappeuse NA$-T, l’afropop de Ya Cetidon et le R&B de Blynk. « Il y a énormément de nouveau talent qui émerge d’Europe en ce moment, on a également vu des opportunités sur lesquelles on a sauté, résume Maurin Auxéméry. Ça donne une programmation intéressante, qui met l’accent sur le hip-hop et la pop, et tous ces artistes qui évoluent entre les deux », qui mélangent les genres en lui donnant tantôt une couleur électro, tantôt afro ou R&B.
« Tant que la musique est bonne, autant la présenter ! » résume le directeur.


9 hour_ago
31



























.jpg)






French (CA)