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Tricoté serré crépu : les liens profonds qui unissent Haïti au Québec

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Le documentaire Tricoté serré crépu de Joseph Hillel, diffusé samedi à 22 h 30 sur ICI TÉLÉ et sur ICI TOU.TV, retrace la riche histoire de l’immigration haïtienne au Québec grâce au récit de femmes et d’hommes arrivés dans les années 1960 et 1970.

Présenté à Doc humanité à l’occasion du 30e Mois de l’histoire des Noirs, qui débute dimanche, ce documentaire donne notamment la parole à Dominique Anglade, ancienne vice-première ministre du Québec, ex-cheffe du Parti libéral du Québec et cousine de Joseph Hillel.

On peut également entendre l’humoriste Anthony Kavanagh, le psychiatre Carlo Sterlin, la pédiatre-hématologue Yvette Bonny et l'avocate Maryse Alcindor. Cette dernière a d'ailleurs longtemps travaillé pour la Commission des droits de la personne et est devenue la première femme noire à occuper un poste de sous-ministre au Québec.

À l’origine, Joseph Hillel avait en tête de faire un documentaire centré sur son oncle Édouard Anglade, premier policier noir de Montréal, mais ses recherches ont rapidement fait boule de neige.

Pendant la COVID-19, il y a des mémoires qui disparaissaient, et j’ai senti une certaine urgence de les préserver. En faisant mes recherches sur Édouard auprès de différentes personnes, je me suis rendu compte de la richesse des témoignages que j’obtenais, explique-t-il.

Plutôt que de braquer ça sur Édouard, je me suis dit : "Ça va être plus le fun si c’est un film choral."

Des talents rescapés de la dictature

L'arrivée de la communauté haïtienne au Québec, qui a constitué à l’époque la plus grande vague d’immigration francophone de la province, a été favorisée par deux événements majeurs : le besoin de compétences suscité par la Révolution tranquille et l'exil forcé causé par la dictature de Duvalier père à compter de 1957.

Entre 1960 et 1980, 171 000 professionnels haïtiens se sont exilés : 125 000 aux États-Unis, 18 000 en Europe, 15 000 au Canada, 8000 en Amérique latine et 5000 en Afrique.

Au Canada, plusieurs de ces nouveaux arrivants ont choisi de s’installer au Québec.

Un homme et une femme assis à une table regardent des photos.

Le réalisateur Joseph Hillel et la Dre Yvette Bonny, qui a réalisé en 1980 la première greffe de moelle osseuse sur un enfant au Québec.

Photo : Radio-Canada

Nombre de témoignages du documentaire évoquent une intégration plutôt heureuse, propulsée par l’effervescence qui a entouré la Révolution tranquille, Expo 67 et le projet référendaire.

Cette affirmation identitaire rencontrait la mienne. Comme je le dis souvent, le Québec et moi, ç'a été la rencontre de deux adolescences. Je suis tombée en amour avec le Québec, affirme Maryse Alcindor dans le documentaire, rappelant au passage qu’à l’époque du premier référendum, le Parti québécois pouvait compter sur l’appui de plusieurs Haïtiens portés par l’idée de construire un pays.

Malgré cette proximité d'idées, l’intégration a été loin d’être facile pour tous les Haïtiens, qui n’ont pas échappé au racisme, tant ordinaire que systémique. En 1988, le policier Édouard Anglade a d’ailleurs remporté un procès contre son lieutenant pour harcèlement racial au travail, la première victoire de ce genre au Canada.

Les expériences sont très partagées. Moi, j’y ai goûté en maudit à Joliette. Je me suis fait casser la gueule à moult reprises : le nez fracturé, j’étais à l’hôpital tout le temps, explique Joseph Hillel.

J'ai détesté Joliette pendant une bonne partie de ma vie parce que j’ai vécu des traumatismes intenses, mais avec le temps, je me suis dit : "C’est normal, c’était des jeunes, ça ne prend pas grand-chose pour être différent."

Anthony Kavanagh s'exprime devant une plante et une fenêtre.

L'humoriste Anthony Kavanagh dans le documentaire Tricoté serré crépu.

Photo : Radio-Canada

[Notre] pays, on l’a construit au Nord

Bon nombre d’Haïtiens d’adoption québécoise avaient en tête que leur exil serait provisoire, rêvant encore à la possibilité d’un gouvernement élu démocratiquement en Haïti. Cet espoir a atteint son paroxysme avec le départ de Jean-Claude Duvalier, alias Bébé Doc, en 1986, ce qui a mis fin à 30 ans de dictature.

Les parents de Dominique Anglade comptaient parmi ceux qui caressaient ce rêve. En 1988, la jeune adolescente est retournée en Haïti. Cette vague d’optimisme s'est rapidement dissipée. Après plusieurs élections avortées, Jean-Bertrand Aristide a été élu à 67 % des voix le 16 décembre 1990, mais il a été victime d’un coup d'État à peine un an plus tard et le processus démocratique a été suspendu.

Il y a eu cet espoir de retourner en Haïti, mais on s’est rendu compte que ce n’était pas possible, que les choses n’avaient pas changé, explique Maryse Alcindor.

La mentalité de plusieurs Haïtiens, c’était de se préparer pour reconstruire ce pays, mais on l’a construit au Nord. Je pense que les Haïtiens ont construit au Québec ce qu’ils auraient voulu construire au Sud.

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