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La nouvelle est tombée le 19 août : les Sussex rentreront bientôt en Grande-Bretagne, après un «Megxit» de 6 ans. Pourquoi cette décision ? Pourquoi maintenant ? Tentatives de réponses.
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe, comparable à celle du «Megxit» il y a six ans : mercredi 19 août, la presse britannique annonçait que Meghan Markle et le prince Harry revenaient s’installer en Angleterre. Selon le Telegraph, tous deux «prévoient de quitter les États-Unis d’ici la fin du mois pour s’installer dans une résidence privée, non royale, qui se trouverait en dehors de Londres».
Leurs deux enfants, Archie et Lilibet, sont inscrits dans une école britannique pour la rentrée de septembre, d’après plusieurs médias, dont la BBC. Selon l’agence britannique PA, le roi a été informé dimanche de leur projet. Charles III se réjouit ainsi de la possibilité de voir «davantage la famille à titre personnel, mais leur statut de simples particuliers ne changera pas», a rapporté PA. Meghan Markle et le prince Harry resteront donc membres non-actifs de la famille royale, mais tenteront, peut-être, de se rapprocher de cette dernière. En attendant de savoir dans quelle mesure les Windsor leur ouvriront les bras, leur décision provoque une immense surprise chez les Britanniques, assez dubitatifs quant à leurs intentions. Et leurs raisons.
La santé du roi Charles
En février 2024, le palais de Buckingham annonçait que le roi Charles, 75 ans, était atteint d’une «forme de cancer» dont la nature précise n’a jamais été révélée. Après avoir levé le pied sur ses engagements officiels pour être soigné, il avait annoncé fin 2025 une «bonne nouvelle», l’efficacité de la thérapie lui permettant de suivre un traitement «réduit» en 2026. Reste que l’annonce a ébranlé le prince Harry : celui qui n’avait eu droit qu’à une petite heure d’entrevue très protocolaire après avoir appris que son père était malade, était revenu le voir à plusieurs reprises. Il avait déclaré dans une interview à la BBC, le 2 mai de la même année : «Je ne sais pas combien de temps il lui reste... mais j’aimerais qu’on puisse se réconcilier.» Il avait également affirmé avoir pardonné à sa famille de son côté, et espérer la réciproque : «Ce serait bien qu’on trouve un chemin vers la réconciliation maintenant. Mais, s’ils n’en veulent pas, c’est leur choix. La vie est trop courte pour rester dans le conflit permanent.» Dont acte : désormais, Archie et Lilibet pourront eux aussi grandir auprès de leur grand-père. Et, qui sait, peut-être de leurs cousins George, Charlotte et Louis, même si les relations avec le prince William et Kate Middleton restent, pour le moment, au point mort.
Des finances en berne
On le sait, les projets menés par Meghan Markle et le prince Harry n’ont pas été couronnés de succès. Leur fondation philanthropique, Archewell, a connu plus de déboires que d’accomplissements, entre démêlés avec la justice et fuite de donateurs. Leur deal juteux avec Spotify, signé en 2020, n’a donné lieu qu’à un podcast, Archetypes, avant d’être rompu trois ans plus tard - le patron de la plateforme allant même jusqu’à les traiter d’escrocs. Seul leur contrat avec Netflix semble avoir porté quelques fruits. Mais surtout via des programmes qui mettent en avant... leur vie privée, celle-là même qu’ils disent vouloir protéger : on pense au sobrement titré Harry et Meghan (6 épisodes diffusés en décembre 2022), ou au programme «lifestyle» de Meghan Markle, With Love, Meghan, dont la seconde saison s’est hélas soldée par un flop retentissant. Seule la marque de la duchesse, As Ever, dédiée à l’art de vivre entouré de marque-pages et de bougies parfumées hors de prix, semble prospérer. Leur installation en Angleterre leur permettra-t-elle de se refaire ? Certes, leurs finances ne sont pas si catastrophiques : le prince Harry a hérité de sa mère, de sa grand-mère, et touche des droits conséquents suite au succès du Suppléant. Le couple conserve d’ailleurs sa maison de Montecito, en Californie, ainsi qu’un pied-à-terre au Portugal. Mais il a besoin de projets, et de visibilité : or la tâche sera peut-être difficile en Grande-Bretagne, où le Meghan et Harry sont notoirement mal aimés. D’autant plus qu’étant toujours membres non-actifs de la famille royale, ils ne pourraient toujours pas bénéficier d’une protection policière aux frais du contribuable (l’un des grands combats - perdus - de Harry). Reste donc à savoir quelle stratégie de séduction ils choisiront.
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La solitude et l’isolement
Après avoir largement posé, sous l’œil de son épouse ou des photographes, tout sourire sur sa pelouse californienne avec un enfant sous le bras et un chien à ses pieds, Harry a fini par ressentir le mal du pays. Au point de s’en ouvrir au journaliste qui l’interviewait pour la BBC : «J’aime mon pays, je l’ai toujours aimé, malgré ce que certaines personnes ont pu y faire. Le Royaume-Uni me manque, certaines choses là-bas me manquent profondément. Et c’est vraiment triste de ne pas pouvoir faire découvrir mon pays natal à mes enfants», avait-il déclaré, les yeux humides. De plus, selon Marc Roche, spécialiste de la royauté et auteur de l’ouvrage Ma vie chez les Windsor, paru aux éditions Albin Michel le 17 septembre 2025, le prince Harry s’ennuie aux États-Unis, où il a très peu d’amis. «Ses activités caritatives ne lui prennent pas beaucoup de temps, hormis les Invictus Games», expliquait le journaliste. «Après avoir connu le succès avec son autobiographie, les programmes Netflix, il n’a quasi plus rien à se mettre sous la dent. Il est totalement éclipsé aux États-Unis par les activités commerciales de son épouse». Sans oublier, rappelle Marc Roche, que le duc de Sussex est un ancien militaire «un patriote qui est très attaché à son pays.» Reste à savoir comment ce dernier (et surtout qui) l’accueillera.


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