Mise au point à la fin des années 1980 par une équipe française, la stimulation cérébrale profonde (SCP) consiste en l’application d’un courant électrique à haute fréquence, directement au niveau de certaines structures du cerveau. A quelles fins et dans quel cadre ?

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :

  •  le professionnel de santé implante des électrodes directement sur certaines parties du cerveau, déterminées en fonction de dysfonctionnements moteurs ou de troubles psychiatriques diagnostiqués.Photo Adobe Stock

    La stimulation cérébrale profonde correspond à une technique de neurostimulation utilisée en neurologie mais aussi en psychiatrie. Le principe : le professionnel de santé implante des électrodes directement sur certaines parties du cerveau, déterminées en fonction de dysfonctionnements moteurs ou de troubles psychiatriques diagnostiqués.

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  • L’objectif reste d’annihiler leur activité anormale. Et ce, à partir d’une intervention neurochirurgicale qui nécessite de petites incisions pour glisser les électrodes et les relier à un stimulateur miniaturisé implanté lui, dans la région pectorale ou abdominale.Photo Adobe Stock

    L’objectif reste d’annihiler leur activité anormale. Et ce, à partir d’une intervention neurochirurgicale qui nécessite de petites incisions pour glisser les électrodes et les relier à un stimulateur miniaturisé implanté lui, dans la région pectorale ou abdominale.

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  • Dans chacun de ces cas, la localisation de la cible cérébrale sur laquelle on veut agir – qui détermine donc l’implantation précise des électrodes – est réalisée par IRM pré-opératoires. Par exemple, « le noyau sous-thalamique pour la maladie de Parkinson, le pallidum interne pour les dystonies, le noyau ventral intermédiaire du thalamus pour les tremblements essentiels », illustre l’Académie nationale de médecine.Photo Adobe Stock

    Dans chacun de ces cas, la localisation de la cible cérébrale sur laquelle on veut agir – qui détermine donc l’implantation précise des électrodes – est réalisée par IRM pré-opératoires. Par exemple, « le noyau sous-thalamique pour la maladie de Parkinson, le pallidum interne pour les dystonies, le noyau ventral intermédiaire du thalamus pour les tremblements essentiels », illustre l’Académie nationale de médecine.

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La stimulation cérébrale profonde correspond à une technique de neurostimulation utilisée en neurologie mais aussi en psychiatrie. Le principe : le professionnel de santé implante des électrodes directement sur certaines parties du cerveau, déterminées en fonction de dysfonctionnements moteurs ou de troubles psychiatriques diagnostiqués.

L’objectif reste d’annihiler leur activité anormale. Et ce, à partir d’une intervention neurochirurgicale qui nécessite de petites incisions pour glisser les électrodes et les relier à un stimulateur miniaturisé implanté lui, dans la région pectorale ou abdominale.

Pour quelles maladies ?

Jusqu’ici la SCP a montré son efficacité dans le traitement de différentes pathologies neurologiques, à l’image de :

  • la maladie de Parkinson : environ un patient sur cinq, fonction de nombreux critères d’éligibilité ;
  • les dystonies, une maladie neuro-génétique qui affecte le contrôle des mouvements ou de la posture ;
  • les tremblements essentiels, une maladie neurologique qui se traduit par des tremblements incontrôlables lors des mouvements ou du maintien d’une posture.

La stimulation cérébrale profonde est aussi utilisée en psychiatrie, dans la prise en charge du trouble obsessionnel compulsif (TOC) chez des patients réfractaires à tout traitement et  de certaines dépressions graves. Les indications de cette méthode ont également été étendues aux épilepsies pharmaco-résistantes.

Des cibles précises

Dans chacun de ces cas, la localisation de la cible cérébrale sur laquelle on veut agir – qui détermine donc l’implantation précise des électrodes – est réalisée par IRM pré-opératoires. Par exemple, « le noyau sous-thalamique pour la maladie de Parkinson, le pallidum interne pour les dystonies, le noyau ventral intermédiaire du thalamus pour les tremblements essentiels », illustre l’Académie nationale de médecine.

Et le suivi ?

Lorsque le dispositif est posé et fonctionnel, le patient est revu de façon régulière – une à deux fois par an en consultation – par le neurologue et le neurochirurgien. Afin de contrôler le fonctionnement de l’appareil et bien sûr l’évolution des symptômes de la maladie.

Quels avantages ?

La stimulation cérébrale profonde revêt trois avantages principaux :

  • son aspect mini-invasif ;
  • l’effet du traitement est réversible : elle « n’induit pas de lésion définitive du tissu cérébral et on peut l’arrêter transitoirement ou définitivement par l’arrêt du stimulateur et/ou retrait des électrodes implantées», rapporte le CHU de Toulouse ;
  • la possibilité d’ajuster les différents paramètres (fréquence, voltage, durée d’impulsion) au cours du traitement.

Des effets secondaires ?

L’Académie nationale de médecine rapporte que « le risque de complication chirurgicale est de l’ordre de 1 % à 2 % pour ce qui concerne les hémorragies intra-cérébrales et de 3 % à 4 % pour le risque infectieux. Il est à noter que les infections sont très souvent superficielles ». Et d’ajouter : « les équipes neurochirurgicales ont cependant remarqué dès la fin des années 90 un certain nombre de complications de type psycho-comportemental qui ont conduit à proposer aux patients des évaluations psychiatriques répétées ».

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