Avec la multiplication des incendies en France, les fumées de feux de forêt deviennent un enjeu sanitaire majeur. L’Anses alerte sur leurs impacts, parfois graves, sur la santé humaine et l’environnement.

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :

  • La France compte environ 18 millions d’hectares de forêts, principalement situés dans le sud. Mais le risque s’étend désormais vers le nord sous l’effet du changement climatique, comme l’illustre le récent incendie de la forêt de Fontainebleau.Photo Adobe Stock

    La France compte environ 18 millions d’hectares de forêts, principalement situés dans le sud. Mais le risque s’étend désormais vers le nord sous l’effet du changement climatique, comme l’illustre le récent incendie de la forêt de Fontainebleau.

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  •  90 % des départs de feux sont d’origine humaine. Et les conséquences dépassent largement les zones brûlées.Photo Adobe Stock

    Hausse des températures, sécheresses, végétation plus inflammable : tous les facteurs sont réunis pour favoriser des feux plus nombreux et plus intenses d’ici 2050. À cela s’ajoutent des causes humaines : 90 % des départs de feux sont d’origine humaine. Et les conséquences dépassent largement les zones brûlées.

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  • Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), l’exposition aux fumées provoque à court terme des irritations des voies respiratoires (toux, gêne, crises d’asthme), pouvant entraîner des consultations aux urgences ou des hospitalisations.Photo Adobe Stock

    Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), l’exposition aux fumées provoque à court terme des irritations des voies respiratoires (toux, gêne, crises d’asthme), pouvant entraîner des consultations aux urgences ou des hospitalisations.

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La France compte environ 18 millions d’hectares de forêts, principalement situés dans le sud. Mais le risque s’étend désormais vers le nord sous l’effet du changement climatique, comme l’illustre le récent incendie de la forêt de Fontainebleau.

Hausse des températures, sécheresses, végétation plus inflammable : tous les facteurs sont réunis pour favoriser des feux plus nombreux et plus intenses d’ici 2050. À cela s’ajoutent des causes humaines : 90 % des départs de feux sont d’origine humaine. Et les conséquences dépassent largement les zones brûlées.

Que contient la fumée des feux de végétation ?

Les fumées d’incendies contiennent de très nombreux polluants. Parmi les plus préoccupants :

  • Des particules fines, qui représentent environ 80% des particules émises et peuvent pénétrer profondément dans les poumons.
  • Du monoxyde de carbone.
  • De très nombreuses autres substances chimiques incluant le dioxyde de carbone (CO2), des composés organiques volatils dont l’acroléine, le formaldéhyde et le benzène, des composés semi-volatils dont des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des métaux lourds et des oxydes d’azote (NOx).

Et nul besoin de se trouver à proximité pour être exposé aux risques. Ces particules peuvent en effet parcourir des centaines de kilomètres et atteindre des populations parfois très éloignées des incendies.

Des effets réels sur la santé

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), l’exposition aux fumées provoque à court terme des irritations des voies respiratoires (toux, gêne, crises d’asthme), pouvant entraîner des consultations aux urgences ou des hospitalisations.

Cette exposition entraine également des symptômes d’irritations ORL (maux de gorge, otites) et cutanées (dermatite atopique, démangeaisons). 

Les données suggèrent enfin une possible influence des fumées sur la santé cardiovasculaire (hypertension, arythmie cardiaque et autres cardiopathies).

Des populations particulièrement vulnérables

Certaines personnes sont plus à risque face à ces pollutions : les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes. Mais aussi les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiaques ou celles en situation de précarité, souvent plus exposées et moins protégées. Et bien évidemment les pompiers figurent parmi les plus exposés.

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Comment se protéger en cas de fumées ?

En cas d’exposition aux fumées, quelques gestes simples permettent de limiter les risques :

  • Rester à l’intérieur et limiter les déplacements.
  • Fermer portes et fenêtres, et réduire les entrées d’air.
  • Éviter les efforts physiques en extérieur.
  • Ne pas aggraver la pollution intérieure (encens, bougies…).

Pour les personnes fragiles, le port d’un masque de type FFP2 peut être recommandé. En cas de gêne respiratoire, il est conseillé de consulter un médecin.

  • Limiter les déplacements et le temps passé à l’extérieur.
  • Garder les portes et fenêtres fermées et n’aérer que lorsque les conditions le permettent,
  • Occulter les aérations avec des linges humides,
  • Arrêter les ventilations mécaniques contrôlées (VMC) durant les épisodes de fumées,
  • Éviter les activités physiques en plein air dans le secteur.

Un impact aussi sur l’environnement

Les effets ne se limitent pas à l’air. Les cendres et substances toxiques issues des incendies contaminent les sols et les eaux, perturbant les écosystèmes.

La faune et la flore sont aussi affectées : troubles de la santé animale, modification des comportements, dégradation des cultures agricoles ou prolifération d’algues dans les milieux aquatiques.

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