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Une étude menée sur des footballeuses professionnelles montre un lien direct entre le cycle menstruel et le risque de blessures. Les recherches montrent que non seulement ces blessures sont plus fréquentes pendant les règles, mais elles sont aussi significativement plus graves et demandent un temps de guérison plus long.
En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 06:15 - Temps de lecture :
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L’équipe a suivi 33 joueuses professionnelles évoluant au plus haut niveau de compétition espagnol sur quatre saisons. Photo Adobe Stock
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Par exemple, la fréquence des lésions des tissus mous était plus de trois fois supérieure lorsque les blessures survenaient pendant les règles. Photo Adobe Stock
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Pour prévenir les blessures pendant les menstruations et réduire leur impact, des ajustements mineurs peuvent faire une grande différence. Photo Adobe Stock
Le cycle menstruel, avec ses fluctuations hormonales, peut-il impacter les performances et les risques de blessures chez les athlètes féminines ?
C’est la question qu’ont explorée des chercheurs espagnols et britanniques auprès de footballeuses professionnelles.
L’équipe* a suivi 33 joueuses professionnelles évoluant au plus haut niveau de compétition espagnol (Liga F) sur quatre saisons, de 2019 à 2023.
Les footballeuses ont consigné leurs jours de règles et leurs jours sans règles. Au total, 852 cycles menstruels et 80 blessures aux membres inférieurs.
Résultat : la fréquence des blessures était significativement plus élevée pendant les menstruations. Ces blessures étaient plus graves et leur guérison était plus longue.
Par exemple, la fréquence des lésions des tissus mous (muscles, tendons et ligaments) était plus de trois fois supérieure lorsque les blessures survenaient pendant les règles.
Les blessures sont dues à de multiples facteurs, et les influences hormonales ne suffisent pas à les expliquer à elles seules.
« Les taux d’hormones ne provoquent peut-être pas la blessure, mais ils peuvent influencer sa gravité et la durée de la convalescence », notent les auteurs. « Un faible taux d’œstrogènes peut ralentir la réparation musculaire, tandis qu’une fatigue accrue, des douleurs et des troubles du sommeil peuvent altérer le contrôle neuromusculaire. De même, une carence en fer peut diminuer l’endurance et ralentir la récupération. Quant à l’inflammation, potentiellement exacerbée pendant les menstruations, elle peut aggraver les lésions tissulaires. »
Des adaptations simples mais efficaces
Pour prévenir les blessures pendant les menstruations et réduire leur impact, des ajustements mineurs peuvent faire une grande différence.
« De petites modifications comme des échauffements plus longs, une charge d’entraînement ajustée, ou un soutien supplémentaire à la récupération peuvent aider à réduire la gravité des blessures si elles surviennent », concluent les auteurs.
*Département médical du FC Barcelone, Unité de Médecine du Sport et de l’Exercice, Clinique Hospitalière et Sant Joan de Deu, Barcelone et University College de Londres, Londres, Royaume-Uni
Source : https://www.frontiersin.org/journals/sports-and-active-living/articles/10.3389/fspor.2025.1665482/full


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