Choisir un déodorant ne se résume pas à une question de parfum ou de marque. Selon la dermatologue Martine Baspeyras, présidente de la Société Française d’Esthétique en Dermatologie, il s’agit surtout de comprendre comment fonctionne la transpiration et d’adopter les bons réflexes.

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  •  celui de réguler la température du corps.Photo Adobe Stock

    Pour Martine Baspeyras, présidente de la Société Française d’Esthétique en Dermatologie, « un déodorant, c’est utile, mais pas indispensable ». Car contrairement à une idée reçue, la transpiration ne sent pas mauvais en elle-même. L’odeur apparaît lorsque les bactéries naturellement présentes sur la peau dégradent la sueur. Un phénomène normal en somme. Sans oublier que la transpiration joue un rôle essentiel : celui de réguler la température du corps.

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  •  une hygiène régulière. Laver les aisselles à l’eau et au savon, puis bien les sécher, suffit souvent à limiter les odeurs ».Photo Adobe Stock

    Pour la dermatologue, avant même de penser déodorant, « le premier geste reste simple : une hygiène régulière. Laver les aisselles à l’eau et au savon, puis bien les sécher, suffit souvent à limiter les odeurs ».

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  • Cela n’empêche pas la plupart d’entre nous d’adopter quotidiennement le réflexe « déo », par peur des odeurs ou encore des auréoles. Le choix du bon produit dépendra alors de vos besoins.Photo Adobe Stock

    Cela n’empêche pas la plupart d’entre nous d’adopter quotidiennement le réflexe « déo », par peur des odeurs ou encore des auréoles. Le choix du bon produit dépendra alors de vos besoins.

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Pour Martine Baspeyras, présidente de la Société Française d’Esthétique en Dermatologie, « un déodorant, c’est utile, mais pas indispensable ». Car contrairement à une idée reçue, la transpiration ne sent pas mauvais en elle-même. L’odeur apparaît lorsque les bactéries naturellement présentes sur la peau dégradent la sueur. Un phénomène normal en somme. Sans oublier que la transpiration joue un rôle essentiel : celui de réguler la température du corps.

Pour la dermatologue, avant même de penser déodorant, « le premier geste reste simple : une hygiène régulière. Laver les aisselles à l’eau et au savon, puis bien les sécher, suffit souvent à limiter les odeurs ».

Cela n’empêche pas la plupart d’entre nous d’adopter quotidiennement le réflexe « déo », par peur des odeurs ou encore des auréoles. Le choix du bon produit dépendra alors de vos besoins.

Les critères pour bien choisir et bien appliquer

Face à l’abondance de produits, le Dr Baspeyras rappelle quelques repères simples qui permettent d’éviter les erreurs :

  • privilégiez des formules peu parfumées : les parfums trop intenses (souvent vendus dans des magasins low cost) sont une cause fréquente d’irritation ou d’allergie ;
  • évitez le « toujours plus » : appliquer une grande quantité n’améliore pas l’efficacité et augmente le risque d’irritation. Respectez les précautions d’emploi ;
  • testez et observez : en cas de picotements, rougeurs ou brûlures après quelques jours, il faut arrêter  d’utiliser le produit.

Quelle forme choisir ?

Adaptez la forme à votre usage : spray, bille ou stick doit correspondre à votre confort et à votre pilosité. Par exemple « si vous avez de longs poils sous les aisselles, vous viderez le spray avant d'atteindre la peau. Privilégiez dans ce cas les sticks ou les billes». En fait, selon la spécialiste, « aucun format n’est intrinsèquement supérieur : c’est l’usage qui fait la différence ». Un point néanmoins. Les sprays sont pratiques et évitent le contact direct, mais peuvent irriter certaines peaux. Quant aux billes et sticks, ils sont souvent mieux tolérés, mais ils entrent en contact direct avec la peau et doivent rester propres pour éviter toute contamination bactérienne.

Aluminium : faut-il s’inquiéter ?

Les sels d’aluminium, souvent utilisés dans les anti-transpirants, ont fait l’objet de controverses, notamment concernant le cancer du sein ou la maladie d’Alzheimer. « À ce jour, les données scientifiques disponibles ne démontrent pas de lien avéré, commente Martine Baspeyras. Les formules actuelles sont conçues pour limiter la pénétration dans l’organisme. Notez aussi que la pierre d’alun, souvent perçue comme naturelle, contient elle-même de l’aluminium ».

Les erreurs fréquentes à éviter

Enfin, certaines habitudes peuvent aggraver les problèmes plutôt que les résoudre :

  • appliquer un déodorant sur une peau non lavée ;
  • en remettre plusieurs fois par jour sans nécessité ;
  • l’utiliser juste après le rasage ou l’épilation, lorsque la peau est fragilisée ;
  • chercher à « désinfecter » excessivement la peau, au risque de perturber son microbiote. En effet, un excès d’hygiène ou de produits antibactériens peut déséquilibrer la flore cutanée et donc, accentuer les odeurs.

Un bon déodorant est donc avant tout celui que votre peau tolère. Inutile de multiplier les applications ou de chercher des formules « miracles ». Une hygiène adaptée, un produit simple, peu parfumé et utilisé correctement suffisent dans la majorité des cas.

Source : Interview du Dr Martine Baspeyras, présidente de la Société Française d’Esthétique en Dermatologie

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