Ce week-end, plusieurs conseils municipaux se sont déroulés sous tensions. Fait le plus marquant : le saccage de la mairie de Fresnes, ce vendredi. Un incident qui s'ajoute à la longue liste des intimidations et des violences verbales faites aux maires ces derniers jours, notamment lors de victoires ou défaites LFI.
Le saccage de la mairie de Fresnes, ce vendredi, s'ajoute à la liste des incidents contre des maires ou des mairies, notamment après des victoires ou des défaites de La France insoumise aux municipales. Un lien qui est majoritairement dénoncé par la droite.
Alors que depuis la place Beauvau, Laurent Nuñez dénonce une atteinte à notre République, Vincent Jeanbrun, le ministre du logement et de la ville annonçait ce dimanche, sur Europe 1 et CNews, un sursaut concret.
"Il ne suffit plus de s'indigner"
"On riposte et ça tombe bien puisque c'est le projet de loi du ministre de l'Intérieur. On va enfin dans les textes qui vont suivre donner des vraies prérogatives aux polices municipales pour qu'on puisse réagir plus fortement. Il y a des enjeux autour des caméras. Je ne vais pas vous faire tous les articles autour de cette loi, mais il y a des choses qui arrivent pour qu'on puisse réagir".
Pour la droite, le compte n'y est pas : "Il ne suffit plus de s'indigner, c'est d'une révolution pénale dont le pays a besoin", martèle ainsi Bruno Retailleau, le patron des LR, sur ses réseaux sociaux.
"Comment ne pas voir dans cette attaque un aspect politique ?", renchérit le vice-président du parti, Julien Aubert. Au lendemain de Fresnes, le chef de file du RN, Jordan Bardella, dénonce lui "une vengeance d'individus qui refusent le résultat des urnes".
Un refus par lequel l'extrême gauche "attise et légitime la violence politique et le chaos contre la démocratie", insiste Marine Le Pen.


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