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Une femme de 24 ans, déjà mise en examen pour un meurtre dans le Val-d’Oise, est soupçonnée d’être impliquée dans la mort par balles d’un artisan en Isère fin mai. Elle a été placée en garde à vue à Grenoble.
Passer la publicité Passer la publicitéUne femme soupçonnée du meurtre d'un homme dans le Val-d'Oise en juin a été entendue dans un autre dossier concernant la mort par balles fin mai d'un homme à Estrablin (Isère), a indiqué vendredi le parquet de Grenoble. Dans le dossier isérois, la victime, un artisan «inséré et marié» âgé de 45 ans, avait été retrouvée le 30 mai atteinte de deux balles près d'un ruisseau, «le corps recouvert d'un drap», a indiqué lors d'un point presse le procureur de Grenoble Étienne Manteaux.
Les enquêteurs, grâce notamment à un mégot retrouvé sur place, ont pu remonter la piste jusqu'à une femme de 24 ans, vivant de la prostitution et déjà connue des services de police. Ils ont également mis à jour des contacts téléphoniques entre elle et l'homme tué, ainsi que l'un des amis de ce dernier. La jeune femme, soupçonnée du meurtre d'un homme de 21 ans le 4 juin à Saint-Brice-sous-Forêt (Val-d'Oise), «donc 6 jours après les faits qui nous occupent», a été mise en examen dans ce dossier et écrouée le 8 juin à Pontoise, a souligné Étienne Manteaux.
Dépeinte en situation de «grande précarité», elle aurait reconnu le premier meurtre, celui en Isère, expliquant «avoir craint pour sa vie», mais a nié toute participation dans le second, commis selon elle par «son proxénète» qui tentait «d'extorquer de l'argent à cet homme» et l'aurait tué accidentellement, a-t-il expliqué. Entendue cette semaine à Grenoble sous le régime de la garde à vue, elle devrait être mise en examen fin juillet. Les enquêteurs tentent parallèlement d'établir le rôle exact joué par l'ami de l'homme tué à Estrablin, placé lui aussi en garde à vue et qui pourrait être poursuivi «a minima (pour) non-dénonciation de crime», selon Étienne Manteaux.


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