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Entre 2016 et 2020, un célèbre pilote automobile, une coach ou encore un syndicaliste ont été la cible d’une cellule criminelle fomentée par deux «frères» francs-maçons. Après trois mois et demi de procès, la cour d’assises spéciale a rendu son verdict ce vendredi.
Passer la publicité Passer la publicitéC’est l’épilogue d’un tentaculaire réseau criminel où se croisaient des agents de la DGSE, d’anciennes figures du renseignement et des membres d’une loge maçonnique francilienne. Six ans après les premières révélations, les principaux membres de l’officine criminelle «Athanor» ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises spécialement composée, à l’issue d’un procès-fleuve qui s’est achevé ce vendredi à Paris.
Au total, cinq accusés ont été acquittés. Parmi eux figure Dylan B., 33 ans, contre lequel le parquet général avait requis une peine de 20 ans de réclusion criminelle. Il était accusé d’avoir participé à l’exécution du pilote de rallye, Laurent Pasquali. Jusqu’au dernier jour des débats, il n’a cessé de clamer son «innocence». Il a été acquitté au bénéfice du doute, tout comme le couple formé par Alain et Nancy M., qui n’a, selon la cour, «pas donné instruction» de commettre un meurtre.
La cellule s’était bâtie à l’ombre d’une loge maçonnique des Hauts-de-Seine, Athanor, et autour de la collaboration très active de deux des mis en cause: Frédéric Vaglio, un chef d’entreprise de l’Est de la France, homme de réseaux charismatique, et Daniel Beaulieu, un ancien numéro 2 de la DCRI (ex-DGSI) aux stratégies de manipulation sophistiquées. Le premier a écopé d’une peine de 25 ans de réclusion tandis que le second a été condamné à la plus lourde peine, 30 ans. Sébastien Leroy, leur homme de main chargé d’effectuer les contrats criminels a quant à lui été condamné à 27 ans de réclusion criminelle.
Tout au long de leur procès, Daniel Beaulieu et Frédéric Vaglio s’étaient renvoyé la responsabilité de leur bascule dans le crime. Entre emprise, manipulation et faux-semblants, chacun a décrit l’autre comme l’architecte de leur chute.
Contrats d’intimidations, agressions, meurtre
Pendant plus de trois mois et pas moins de 600 heures de débats, les sept magistrats ont passé au peigne fin les responsabilités au sein de cette cellule criminelle qui exécutait des contrats d’intimidation, d’agressions et de meurtre partout en France. Parmi eux, des hommes de la DGSE avaient été recrutés pour mener de basses besognes.
Deux de ces militaires issus du centre parachutiste d’entraînement spécialisé (CPES) de Cercottes, en filature devant le domicile de la présidente d’un syndicat professionnel visée par la cellule, avaient été interpellés dans le Val-de-Marne, en juillet 2020, provoquant le démantèlement de l’officine, et la chute de ses membres.
Plus d’informations à venir...


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