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Éliminé dès le deuxième tour de Roland-Garros, le numéro un mondial ne s’est pas plaint de la chaleur après sa défaite surprise.
L’immense favori au tapis. Diminué physiquement sous un soleil de plomb, Jannik Sinner a été éliminé à la surprise générale dès le deuxième tour de Roland-Garros par l’Argentin Juan Manuel Cerúndolo, vainqueur en cinq manches (3-6, 2-6, 7-5, 6-1, 6-1). L’Italien, numéro un mondial, s’est présenté devant les médias après cette terrible désillusion.
Sur ses mauvaises sensations du jour
«Je ne me sentais pas très bien sur le court. Ce sont des choses qui arrivent et pendant le troisième set, j’étais bien placé mais j’ai eu des difficultés. Félicitations à lui parce qu’il le mérite. Son match a été solide et c’est comme cela, c’est le sport. J’ai eu des difficultés. Je me sentais mal, la tête tournait, il me manquait de l’énergie. J’ai essayé de servir pour gagner, mais je n’avais pas beaucoup d’énergie et le quatrième set, je l’ai laissé passer, je me suis dit : «je vais regagner de l’énergie dans le cinquième». Le premier jeu était très bon, je n’ai pas réussi à tenir et c’est là où tout a commencé à baisser. Je me suis réveillé ce matin, je ne me sentais déjà pas très bien et j’essayais toujours de raccourcir les échanges. Au début cela marchait bien, les coups sortaient bien et puis, tout d’un coup, paf, je me suis pris un mur et voilà.»
Sur le début de son calvaire
«Au milieu du troisième set. Je jouais bien jusque-là, mais je ne trouvais pas mon énergie. C’était difficile pour moi aujourd’hui. Il faisait chaud mais pas tant que cela, en fait. Les conditions étaient bonnes pour pouvoir jouer. Je n’ai donc rien à dire concernant ni la chaleur, ni la météo en général. C’était moi et aujourd’hui c’est comme cela que cela s’est passé.»
Sur son état de forme
«De façon générale, il y a plusieurs éléments, ce n’est pas un seul élément qui compte. Je suis arrivé ici, le premier match était bien, solide, mais quand on revient ensuite, le jour d’après, on n’a toujours pas beaucoup de temps, même si j’ai terminé tard mais pas très, très tard non plus et ce matin, je l’ai ressenti ; je n’avais pas très bien dormi. Ce matin, au réveil j’ai eu quelques petites difficultés mais ce sont des choses qui arrivent. Dans un Grand Chelem, il y a des jours où on ne se sent pas au meilleur de sa forme. C’était le cas pour moi aujourd’hui. Ce sont des choses qui arrivent.»
Sur sa gestion de la chaleur
«À Shanghai, c’était très dur, il y avait beaucoup d’humidité. En Australie aussi, il faisait très chaud, je me souviens. C’est différent quand les cours sont en dur. La chaleur vient par le dessous du court aussi. Ici, il faisait chaud mais aujourd’hui, mais cela allait. Je n’étais pas en train de mourir à cause de la chaleur. Je pense qu’aujourd’hui, c’était le scénario qui était complètement différent. Ce sont des choses qui arrivent. C’est difficile bien sûr à avaler et étant donné ma position, toutes choses étant égales par ailleurs, mais j’ai beaucoup de temps, mais là je vais avoir beaucoup de temps pour récupérer et je n’ai pas d’autres tournois avant la saison sur gazon. J’ai besoin de prendre du temps pour me remettre complètement. Et aussi du côté mental et à partir de là, je pourrai être prêt pour Wimbledon.»
Je n’avais plus d’énergie, tout était très mou. Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai été aussi faible.
Jannik SinnerSur un éventuel manque de chance à Roland-Garros
«Je regarde toujours ce qu’il y a de positif. Si l’on regarde l’ensemble de mes résultats sur terre, j’ai bien joué ici en gagnant trois tournois sur cette surface, la terre. Et à l’entame du tournoi, j’ai vu mon niveau de tennis. Je joue bien, mes frappes sont bonnes, je me déplace bien. C’est juste aujourd’hui un jour bien différent qui n’aurait pas dû arriver mais, l’un dans l’autre, je dirais que j’ai eu ce problème aujourd’hui. Ce sont des choses qui arrivent. Il me faut du temps pour moi pour réétudier tout cela, voir ce qui s’est mal passé. Et puis aussi, voir les choses positives, c’est-à-dire que je peux m’entraîner pendant plusieurs semaines avant Wimbledon parce qu’il y a encore des tournois qui arrivent, Montréal, Toronto peut-être. Je ne sais plus lequel c’est cette année... Montréal, je crois, puis Cincinnati et l’US Open. Il y a encore beaucoup de matches à jouer.»
S’il a pensé à abandonner
«Le quatrième set, je l’ai laissé passer, comme je l’ai dit, pour me reprendre physiquement. Puis, tout peut arriver dans un cinquième set, cela a été dur, c’est vrai. Ce n’était pas mon jour dans le quatrième et puis même le cinquième aussi ; je n’avais plus d’énergie, tout était très mou, il n’y avait rien qui sortait de mon corps. Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai été aussi faible. C’est comme cela. J’ai essayé de rester dans le match avec tout ce que je pouvais utiliser aujourd’hui, j’ai donné d’ailleurs mon maximum. Bien sûr, c’est dommage, parce que les premiers sets je les ai bien joués, même le troisième ; je trouve que je jouais bien et c’est comme ça, c’est le sport.»
Sur son enchaînement de matchs depuis le début de saison
«Si je ne joue pas à Madrid ou Rome, je serais arrivé là et cette journée aurait quand même pu m’arriver, parce que je me sentais malade. C’est toujours difficile de regarder dans le rétroviseur, parce que j’ai gagné trois tournois sur cette surface, la terre, et les résultats étaient fabuleux, incroyables, série de matchs gagnants. Comme je l’ai dit, début d’année, Roland-Garros est mon but principal et je sors rapidement. Ce n’est évidemment pas ce que je cherchais pour moi, mais je ne sais pas si cela aurait changé la donne, si j’avais sauté Madrid, si j’avais joué Rome ou le contraire, j’avais sauté Rome et j’étais venu directement ici. Je ne sais pas.»


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