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Aussi lucide et mature face à la presse que sur le terrain, Moïse Kouame, pas du tout impressionné par les nombreux micros, est revenu sur sa performance majuscule.
Sa solidité mentale
«Il y a beaucoup d’éléments sur lesquels on travaille, mais c’est un point important du travail. Quand le niveau est plus élevé, ce seront les petits détails me feront perdre ou gagner le match. Je me suis entraîné des heures sur cet aspect.»
Le rôle du public
«Le public m’a transmis beaucoup d’énergie. Ça m’a permis de continuer mentalement et physiquement. Et sans eux, ce serait probablement une tout autre histoire. Donc, j’étais vraiment content de pouvoir compter sur eux et j’ai tenu à les remercier. J’ai toujours rêvé de faire un peu le show sur le court. Mais c’est un peu trop de le faire sur chaque point. Donc, j’essaie de comprendre quand le moment est bien choisi pour recevoir le plus d’énergie possible de la part du public. C’est clair que j’aime ce sport pour ce genre d’atmosphère et de pression. J’ai joué devant 10 000 personnes ; c’est cela ? Ce n’était pas facile. J’ai réussi à bien capter leurs énergies parce qu’ils sont là pour me faire gagner pas pour me stresser, pas pour me tendre. Oui, c’est clair que, pour ma part, je prends plus de plaisir en jouant devant 10 000 personnes qu’en jouant devant 10. Je me suis vraiment amusé sur le terrain. C’est le plus important.»
Comme on dit, les plus grands voyages commencent par un premier pas. Là, c’est mon premier pas et j’espère qu’il y en aura d’autres des comme ça.
Moïse KouameLe rêve de gagner un jour Roland-Garros
«C’est bien sûr un rêve. Gagner tous les quatre (tournois du Grand Chelem), c’est aussi un rêve. Penser à gagner le tournoi (cette année), c’est un peu trop tôt (sourire). Je suis très heureux d’être au 3e tour et je ferai de mon mieux pour gagner un autre match. Mais bien sûr, il faut continuer parce que l’objectif, si je veux un jour gagner des Grands Chelems, c’est de le faire sept fois. Comme on dit, les plus grands voyages commencent par un premier pas. Là, c’est mon premier pas et j’espère qu’il y en aura d’autres des comme ça.»
Le combat et la chaleur
«Jouer 4 heures et 56 minutes, c’était ma première. Même à l’entraînement, je n’ai pas fait 5 heures. J’en ai découvert plus sur moi-même aujourd’hui. Si j’ai pu gagner un tel match, ça veut dire que physiquement on bosse très bien avec mon préparateur physique. Quand on s’entraîne, c’est l’entraînement, il n’y a pas ce facteur stress, ni ce facteur public. Il n’y avait pas non plus ce facteur chaleur. Ce sont 3 éléments très, très importants. Aujourd’hui, ils étaient tous réunis et j’ai vu que j’ai pu me pousser au maximum dans mes retranchements. Et repartir avec la victoire me donne encore plus le sourire parce que j’ai travaillé très dur.»
Quand tu perds 5-2 au cinquième, certains auraient baissé les bras.
La citation sur Alcaraz dans son discours d’après match
«Quand tu perds 5-2 au cinquième, certains auraient baissé les bras. Ce que j’ai appris l’année dernière de cette finale de Roland-Garros entre Alcaraz et Sinner, c’est qu’il faut toujours croire en soi. Même si tu es à un point de perdre, même si tu es à un point de gagner, c’est très important d’avoir toujours confiance en soi et de ne jamais baisser les bras.»
Sa progression fulgurante
«Le truc, c’est que je m’entraîne vraiment beaucoup, mais c’est vrai que si quelqu’un m’avait dit qu’avant de jouer ce Roland-Garros, j’allais faire 3e tour, battre un ancien gagnant de Grand Chelem, gagner mon premier cinq sets au tie-break 10-8, je ne sais pas si je l’aurais cru. Mais le fait, c’est que c’est arrivé. Je n’ai pas le temps de me reposer sur ce que je viens de faire et j’ai déjà la tête à penser au prochain match.»
Sa nouvelle notoriété
«Ce n’est pas à moi qu’il faut dire bravo sur les réseaux, mais à mes sœurs parce que ce sont elles qui gèrent (Rires.) C’est un boost médiatique assez agréable à voir. Si je suis prêt ? On ne le sait vraiment jamais que quand on est dans l’action, dans le moment. Je suis quelqu’un qui ne regarde pas trop les réseaux. Si j’ai eu cette montée en termes d’abonnés, j’en suis fier et c’est parce que je suis au troisième tour, mais je suis au troisième tour parce que je me suis entraîné. Est-ce que je suis prêt ? Peut-être et on verra à l’instant T.»
Propos recueillis en conférence de presse


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