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Le Conseil de la Première Nation des Innus Essipit mène un processus de consultation et de rencontre avec les intervenants qui utilisent le territoire de la réserve de biodiversité de la Vallée-de-la-Rivière-Sainte-Marguerite afin de marier accès au territoire et conservation.
C’est dans le cadre du projet Cohorte Tourisme et biodiversité, réalisé avec le soutien du ministère du Tourisme, qu’Essipit a entamé des démarches pour mieux comprendre ce qui se passait sur le territoire de la réserve de biodiversité.
Créée officiellement en 2020 après des consultations publiques, la réserve présente un territoire unique qui en fait tournoyer plus d’un.
Située entre Saint-Fulgence et Sacré-Cœur de part et d’autre de la route 172, elle s’étend sur 321 km².
Récemment, Essipit s’est entretenu avec les différentes instances publiques impliquées dans le projet comme les détenteurs de droits, les acteurs économiques et les divers organismes en recherche et en éducation qui y sont présents.
Le but est d’harmoniser les différents aspects de l’utilisation du territoire en concordance avec les volontés de chacun, pour que la sensibilité du milieu écologique soit comprise et respectée par les usagers.
« Il y a un peu de villégiature qui existe depuis un bon bout de temps, des activités récréotouristiques et toutes les activités comme la chasse, la trappe et la pêche, autant sur les ZEC que sur les territoires non-organisés », énumère Patrick Weldon, conseiller aux aires protégées volet récréotouristique pour Essipit.
Dans les activités récréotouristiques on note l’escalade sur parois et sa version hivernale sur glace, la randonnée pédestre et les sports hivernaux comme le ski et la raquette.
La chasse et la pêche mobilisent dans le temps de le dire les amateurs mais surtout les prises, car la topographie de fond de vallée qui caractérise la réserve fait en sorte que toute leur nourriture se trouve en bas dans le fond de la vallée.
« Il y a vraiment de tout. D’où le défi pour la conservation et pour la concertation », explique M. Weldon.
Dans le bois
Le conseiller ne s’écarte jamais trop du but principal de l’opération, c’est-à-dire de consulter tout le monde pour que tout le monde puisse en profiter convenablement en concordance avec la vie naturelle des différents habitats.
« On veut que les gens soient sur le territoire de la réserve de biodiversité, mais il y a des sensibilités à prendre en considération », fait-il valoir.
Pour lui, le but de se rassembler entre intervenants est de voir quels sont les enjeux, et « comment que l’on peut faire pour que ce soit bien fait ».
Plusieurs peuplements forestiers exceptionnels existent sur le territoire de la Réserve, comme des vieux pins blancs ci-haut. Photo Conseil de bande de la Première Nation des Innus Essipit.
À ses dires il n’y a pas de véritables conflits d’usage entre les partis, et qu’il s’agit davantage de potentiels conflits qui n’arrivent pas d’eux-mêmes.
Interventions ciblées
Patrick Weldon fait savoir que ces efforts pour préserver l’accès au territoire et la conservation auront des effets réels.
Après l’élaboration d’un plan d’action, des actions seront identifiées pour intervenir sur le territoire.
« On va livrer ça au ministère du Tourisme, et ensuite on veut le mettre en œuvre. On travaille tout le monde ensemble là-dessus », rappelle le conseiller.
Il révèle que les efforts de concertation avec le milieu se poursuivront en 2026, et que la rédaction du plan d’action et de sa mise en œuvre occupera une bonne partie des années 2027-2028.
Ce dernier a quelques exemples de choses qui ont été faites ailleurs, comme la pose d’affichage à des endroits convoités de tous.
De cette façon, les usagers du territoire sont sensibilisés à adopter les bonnes pratiques pour conserver les lieux qu’ils aiment tant.
« Ça pourrait être quelque chose qui pourrait être une action, pour renseigner les gens sur quoi faire et ne pas faire quand ils sont sur la réserve de biodiversité », évoque Patrick Weldon.


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