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Boisaco a fait construire un tout nouveau camp mobile pour ses travailleurs et ses exécutants. Ce faisant, l’entreprise de Sacré-Cœur a décidé d’opter pour la mobilité dans un contexte où les secteurs de récoltes sont de plus en plus éparpillés sur le territoire.
Après des investissements d’un million de dollars, Boisaco a mis en opération son camp mobile au mois de septembre.
À la fine pointe, confortable et surtout mobile, le camp répond à des besoins qui caractérisent la nouvelle réalité dans laquelle l’entreprise évolue.
Plusieurs facteurs font en sorte que les secteurs récoltables où Boisaco opère ne sont plus de gros morceaux ininterrompus qui justifient le fait d’avoir un camp fixe.
« C’est au niveau des approvisionnements, du régime forestier et des mesures qui sont déjà en place, ainsi que du calcul qui est fait par le ministère pour déterminer là où on pourra aller opérer », explique Julie Labille, la responsable des communications pour le Groupe Boisaco.
Cette dernière parle aussi de la géographie et de certaines contraintes liées à la sauvegarde de la faune et de la flore qui limitent le potentiel d’action de Boisaco sur une partie du territoire de récolte.
« Tous ces ingrédients-là font que les secteurs ne sont pas des gros secteurs dans une zone géographique donnée, c’est plein de petits secteurs éparpillés un peu partout », illustre-t-elle.
Le top du top
Boisaco a voulu se doter d’un camp dont le concept prenait en compte cette nouvelle configuration des récoltes, et n’y est pas allé à moitié.
Julie Labille mentionne que le confort ainsi que la santé et sécurité des travailleurs ont été agressivement pris en compte.
« Ils travaillent dans la forêt 12 heures par jour, et quand ils doivent faire des déplacements de 1h30 pour aller et retourner de leur lieu de travail, c’est beaucoup de temps et beaucoup de fatigue qui s’accumule pour les travailleurs », souligne-t-elle.
La roulotte bureau/salle de repos du nouveau camp mobile. Photo Boisaco
Autonomie énergétique, cuisine entièrement équipée et traitements des eaux sont quelques-uns des avantages substantiels sur lesquels les travailleurs et l’organisation peuvent compter.
Totalisant huit roulottes dont cinq dédiées à l’habitation, le camp peut accueillir 45 personnes.
Il pourra être en opération du printemps à l’automne, et selon Mme Labille pourra être déplacé une à deux fois par année selon les besoins.
Le camp prendra une semaine environ à déplacer et installer, et Boisaco a travaillé fort pour faire en sorte que le branchage soit instantané.
« On voulait pouvoir le bouger de manière plus facile, en plus d’éviter les bris. Ça a été vraiment conçu pour que ce soit le plus mobile possible », dit la responsable.
Investissement stratégique
Boisaco compte quelques camps fixes qui sont arrivés à bout d’âge.
« C’est sûr qu’on a des camps qui sont vieillissants et qui nécessitent beaucoup d’entretien, et on en a d’autres aussi qui ne sont pas forcément actifs, car ils sont situés dans des zones où Boisaco n’a pas d’opérations », rappelle Julie Labille.
En misant sur le mobile comme elle l’a fait, l’entreprise s’assure de suivre les particularités du régime forestier dans la région.
« Si on continue d’avoir ces mêmes enjeux et si on veut y répondre en limitant les couts d’approvisionnement et de se rapprocher des chantiers, c’est certain que ça va être une solution d’avenir », entrevoit la responsable.
Cette dernière précise également que des améliorations sont apportées en continu « en fonction du retour des travailleurs ».
L’entreprise envisage peut-être bien même de se munir d’un deuxième exemplaire du camp mobile.
« Ça dépendra de l’avenir des approvisionnements dans notre secteur, mais c’est sûr que ce sont des choses auxquelles on pense », conclut la responsable.


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