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Alors que les 200 ans de la naissance d’Emmanuel Liais seront célébrés au mois de février 2026 à Cherbourg, on revient aujourd’hui sur l’histoire de la discrète Alphonsine Bocage.
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Par Rédaction La Presse de la Manche Publié le 18 janv. 2026 à 12h28
À l’approche des 200 ans de la naissance d’Emmanuel Liais, au mois de février 2026, retraçons l’histoire d’une femme discrète mais qui compta dans l’histoire locale et aussi, très certainement, dans le cœur d’Emmanuel Liais. Le 5 mars 1900, Cherbourg (Manche) pleura, à l’annonce de la mort de son maire, le grand et illustre Emmanuel Liais.
Monsieur Dutot, alors adjoint, déclara à la population locale :
Chers concitoyens, Emmanuel Liais, maire de Cherbourg, vient de mourir, succombant à la douloureuse maladie qui, depuis de longs mois, le tenait éloigné de l’hôtel de ville. La population apprend avec la plus profonde tristesse le décès de celui qui, malgré ses souffrances, s’est consacré à l’administration de notre ville jusqu’à ses derniers moments.
Dernières volontés
Le généreux maire légua à la ville de Cherbourg la très grande majorité de ses biens, dont le parc du même nom. Mais à l’ouverture du testament, le conseil municipal de Cherbourg découvrit plusieurs dispositions. Dans son testament, Emmanuel Liais fit d’une Cherbourgeoise, Alphonsine Bocage, son exécutrice testamentaire.
À elle donc de se charger de faire respecter les dernières volontés du défunt. Ainsi, le conseil municipal de Cherbourg, alors composé de notables, se retrouva obligé de composer avec une tierce personne. Mais qui était donc cette exécutrice testamentaire choisie par le bon Emmanuel Liais ? Une femme de loi ? Une membre de sa famille ? Rien de cela : Emmanuel Liais désigna tout simplement son employée de maison, en qui il avait toute confiance.
La dévouée Alphonsine était entrée au service de la famille Liais alors qu’elle n’avait à peine que quinze ans. Après la mort d’Emmanuel Liais, elle entoura d’un « dévouement sans bornes » les dernières années de son « bon maître », pour qui elle éprouvait une « admiration profonde ».
À travers le testament, Alphonsine Bocage reçut une rente viagère à vie de 500 francs par an, payable en deux termes de six mois, mais également la jouissance à vie de la maison située au numéro 4 de la rue du Chantier (l’actuelle rue Liais). Emmanuel Liais devait avoir toute confiance en cette femme, lui qui se méfiait d’éventuelles décisions du conseil municipal après sa mort, qui auraient pu aller à l’encontre de ses volontés. Emmanuel Liais indiqua par acte authentique et devant notaire :
Quiconque de mes légataires qui contesterait à mon exécuteur testamentaire son mode de gestion et se permettrait de lui demander des comptes perdrait le bénéfice des legs que je lui fais par le présent.
Alphonsine
Alphonsine Bocage respecta les dernières volontés d’Emmanuel Liais et vécut dans son souvenir jusqu’à sa mort, en 1918, à l’âge de 80 ans. La Ville de Cherbourg prit alors la pleine propriété de l’immeuble qu’elle occupait et le conseil municipal décida de prendre en charge ses obsèques.
À la disparition d’Alphonsine, la presse locale évoqua son souvenir en ces mots :
Une vieille physionomie cherbourgeoise, bien connue de tous ceux qui fréquentèrent jadis la maison d’Emmanuel Liais […] Mademoiselle Bocage fut à tous égards une brave personne.
À travers la figure discrète d’Alphonsine Bocage, c’est une autre facette d’Emmanuel Liais qui se révèle : celle d’un homme fidèle, reconnaissant et profondément attaché à ceux qui l’entourèrent dans l’ombre. Longtemps restée en marge des récits officiels, Alphonsine incarne ces existences modestes mais essentielles, sans lesquelles les grandes figures ne pourraient accomplir leur œuvre.
En lui confiant l’exécution de ses dernières volontés, Emmanuel Liais lui accorda une confiance rare, témoignage d’un lien fondé sur le respect et la loyauté. Ainsi, dans la mémoire cherbourgeoise, l’histoire d’Emmanuel Liais ne saurait être pleinement racontée sans évoquer celle de sa fidèle protégée.
Nicolas CALLUAUD
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