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Si les bouchers se font de plus en plus rares, ce métier est, pour certains, une tradition familiale. La famille Desmeules en est maintenant à sa quatrième génération de bouchers.
Maxym Desmeules est boucher depuis une quinzaine d'années, mais son choix de carrière n'est pas si anodin.
J'ai fait mon cours en boucherie, mon père m'a dit : "Viens faire ton cours, tu vas avoir de quoi dans la vie, tu vas avoir une base." Finalement, ç’a été mon professeur et ça s'est continué comme ça. La passion a décollé, se remémore Maxym Desmeules.
Il a suivi les traces de son père, son oncle, son grand-père et même son arrière-grand-père qui ont oeuvré dans différentes boucheries et épiceries de la région.
Maxyme Desmeules a acheté la boucherie chez Manon, dans le quartier Rivière-du-Moulin à Chicoutimi, en 2024.

La boucherie chez Manon est située dans le quartier Rivière-du-Moulin depuis une quinzaine d’années. Maxym Desmeules en a fait l'acquisition en 2024.
Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney
Il a eu son père, Jean-Yves, comme enseignant au CFP Jonquière au programme en boucherie de détail.
Ça fait un p'tit velours de voir qu'il y a une continuité. J'ai trouvé le métier agréable, c'était plaisant de faire de l'art quasiment maintenant. Ç’a évolué depuis l'époque de mon père et de mon grand-père. Ce n'est plus de grosses pièces de viande. On parle de coupes françaises, des rosettes et toutes sortes de petites choses comme ça, a expliqué celui qui est aujourd’hui à la retraite.
La nature du travail n'est pas la seule chose qui a changé avec le temps. Les bouchers sont de plus en plus rares sur le marché du travail. En moyenne, 14 personnes par année graduent au CFP Jonquière. Ce chiffre est stable depuis une dizaine d’années.

Au fil du temps, le métier de boucher a bien changé. Les coupes se sont raffinées et le prêt-à-manger/prêt-à-cuire prend plus de place
Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney
De les attirer c'est une chose, de les retenir c'est une autre. C'est très exigeant. On est toujours debout, il faut travailler au froid. Quoique, maintenant, les salaires ont augmenté aussi. Avant, les salaires étaient près du salaire minimum. Ceux qui veulent avoir de bons bouchers et qui veulent les garder doivent bien les rémunérer, a exposé Jean-Yves Desmeules.
Pour les Desmeules, les boucheries de quartier ont toujours leur place aux côtés des grandes bannières.
Il y a un côté personnel. Dans le fond, c'est de rendre humain le travail qu'on fait. Dans les supermarchés, on prend un produit, il n'y a plus d'aspect de relation avec le client. Les besoins aussi sont là, si tu veux avoir de quoi de précis, a souligné Maxyme.


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