Pour beaucoup d'adultes dire « pénis », « vulve » ou « anus » à un enfant peut mettre mal à l'aise. Pourtant, de nombreux spécialistes recommandent d’utiliser les termes anatomiques corrects dès le plus jeune âge. Voici plusieurs arguments pour l’expliquer.

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :

  • Comme pour le nez, les oreilles ou les genoux, les parties génitales comme le pénis, la vulve ou l’anus devraient être nommées dès le plus jeunes âge. « Les enfants doivent apprendre ce qu’est leur corps, cela ne vient pas tout seul », indique Vincent Joly, psychologue à Paris. « Et c’est souvent plus simple lorsqu’on utilise les bons mots pour penser et nommer les choses. »Photo Adobe Stock

    Comme pour le nez, les oreilles ou les genoux, les parties génitales comme le pénis, la vulve ou l’anus devraient être nommées dès le plus jeunes âge. « Les enfants doivent apprendre ce qu’est leur corps, cela ne vient pas tout seul », indique Vincent Joly, psychologue à Paris. « Et c’est souvent plus simple lorsqu’on utilise les bons mots pour penser et nommer les choses. »

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  • Employer les mots précis permet aussi d’éviter les confusions. Les surnoms varient beaucoup selon les familles, alors que les termes anatomiques sont compris par tous. « Quand on utilise les bons mots, les parents, les enseignants ou les médecins savent exactement de quoi on parle », ajoute Vincent Joly.Photo Adobe Stock

    Employer les mots précis permet aussi d’éviter les confusions. Les surnoms varient beaucoup selon les familles, alors que les termes anatomiques sont compris par tous. « Quand on utilise les bons mots, les parents, les enseignants ou les médecins savent exactement de quoi on parle », ajoute Vincent Joly.

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  • L’enjeu est aussi de ne pas créer de tabou. « Quand on utilise des métaphores, les enfants peuvent sentir une gêne et comprendre que c’est un sujet dont on ne parle pas facilement », explique-t-il. Or, lorsqu’un sujet paraît tabou, les enfants osent moins poser de questions ou dire ce qui les gêne.Photo Adobe Stock

    L’enjeu est aussi de ne pas créer de tabou. « Quand on utilise des métaphores, les enfants peuvent sentir une gêne et comprendre que c’est un sujet dont on ne parle pas facilement », explique-t-il. Or, lorsqu’un sujet paraît tabou, les enfants osent moins poser de questions ou dire ce qui les gêne.

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Comme pour le nez, les oreilles ou les genoux, les parties génitales comme le pénis, la vulve ou l’anus devraient être nommées dès le plus jeunes âge. « Les enfants doivent apprendre ce qu’est leur corps, cela ne vient pas tout seul », indique Vincent Joly, psychologue à Paris. « Et c’est souvent plus simple lorsqu’on utilise les bons mots pour penser et nommer les choses. »

Employer les mots précis permet aussi d’éviter les confusions. Les surnoms varient beaucoup selon les familles, alors que les termes anatomiques sont compris par tous. « Quand on utilise les bons mots, les parents, les enseignants ou les médecins savent exactement de quoi on parle », ajoute Vincent Joly.

Éviter le tabou

L’enjeu est aussi de ne pas créer de tabou. « Quand on utilise des métaphores, les enfants peuvent sentir une gêne et comprendre que c’est un sujet dont on ne parle pas facilement », explique-t-il. Or, lorsqu’un sujet paraît tabou, les enfants osent moins poser de questions ou dire ce qui les gêne.

Cela peut pourtant être important, notamment chez les plus petits, qui ont fréquemment des irritations dans cette zone du corps et doivent faire l’apprentissage de la propreté. « Si l’enfant ne ressent pas de tabou, il parlera plus facilement de ce qui lui arrive », précise le psychologue. Utiliser les mots justes aide aussi à être précis : par exemple, l’anus n’est pas la même chose que les fesses !

Cette clarté peut également jouer un rôle dans la prévention des abus sexuels. « Plus les enfants ont un vocabulaire clair pour parler de leur corps et de leur intimité, plus ils peuvent s’exprimer et être compris », indique Vincent Joly.

« Simple et cohérent »

Enfin, utiliser les mots anatomiques ne signifie pas être vulgaire. « Il ne s’agit pas d’être cru, simplement d’être anatomique », rappelle Vincent Joly. Nommer clairement les choses aide les enfants à construire un rapport plus simple et plus serein à leur corps, et plus tard à leur sexualité.

Cela étant, les petits surnoms ne sont pas interdits pour autant. « Ce n’est pas la fin du monde d’avoir des petits noms, comme on dirait ‘petons’ pour les pieds », conclut-il. « Mais connaître les vrais mots reste souvent plus simple et plus cohérent. »

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